Construire 2 millions de logements d’ici à 2030
, soit 400 000 par an, est l'objectif ambitieux du Premier ministre Sébastien Lecornu, comme annoncé le 23 janvier. Le logement a été désigné comme une des grandes urgences du pays
qui ne pourra pas attendre le grand débat de 2027. Pour le parc social, il vise à atteindre 125 000 logements construits dès 2026
, avec un plan de relance en attente.
En amont de cette annonce, Vincent Jeanbrun, le ministre du Logement, avait évoqué plusieurs pistes dans un entretien accordé à Ouest-France. Le gouvernement a présenté le dispositif Jeanbrun
, qui améliore le statut des bailleurs privés par rapport au dispositif Pinel précédent, désormais obsolète depuis 2024. Ce dispositif offre un amortissement fiscal, fixé à 3,5 % par an pour un loyer intermédiaire, et 4,5 % pour d'autres logements, promettant ainsi de redynamiser le secteur.
Malgré cet enthousiasme gouvernemental, les acteurs sociaux restent sceptiques. À l’image de la Fondation Abbé Pierre, qui a exprimé des doutes sur la réelle capacité à répondre à la crise du logement dans une époque marquée par des tensions économiques croissantes. Il est crucial de ne pas se limiter aux chiffres, mais d’examiner la réalité des besoins sociaux,
a déclaré l’un de ses représentants. Les craintes concernant l'impact de ces mesures sur le logement social se font également entendre, des voix s'élevant pour rappeler que des solutions doivent également être apportées aux populations les plus vulnérables.







