Les aspirations de Donald Trump sur le nord de l'océan Atlantique pourraient-elles mettre en péril Saint-Pierre-et-Miquelon ? Les résidents de cet archipel français commencent à exprimer des craintes alors que la sénatrice Annick Girardin évoque un "abandon manifeste" de l'État français.
Alors que Donald Trump affiche ouvertement son désir de s'approprier le Groenland, certains s'interrogent sur les répercussions possibles pour Saint-Pierre-et-Miquelon, situé à environ 2 370 km des côtes du Groenland et à quelques encablures des îles canadiennes. Vendredi dernier, RTL s'est immergé dans le quotidien des habitants de l'archipel, qui, bien que inquiets, affichent une résilience face à la situation.
Une habitante partage ses peurs : "On ne sait pas ce que Donald Trump est capable de faire. Tout ce qui se passe nous fait peur." Un autre résident semble plus apaisé, relativisant : "Il y a des discussions, mais rien de menaçant sur le terrain. C’est juste Trump qui joue de sa suprématie."
Des préoccupations pour l'espace aérien local
Dans ce climat déjà tendu, la sénatrice Annick Girardin a exprimé ses inquiétudes le 21 janvier dernier. Plutôt qu'une décision franche de la part de Trump, c'est l'éventualité d'une négociation entre la France et le Canada concernant le contrôle de l'espace aérien qui alarme. Selon Franceinfo, des "discussions informelles" ont révélé que la France envisageait de céder une partie de cet espace pour des raisons administratives et techniques, comme l'indique Sud Ouest.
Girardin s'alarme de ce qui pourrait être perçu localement comme un "abandon manifeste" de la part de Paris, soulignant le retour inquiétant d'une forme d'impérialisme. Cette situation enverrait un "signal incompréhensible" sur la volonté de la France de maintenir ses droits souverains : "Comment prétendre défendre notre influence diplomatique et notre crédibilité stratégique si nous ne protégeons pas nos propres territoires ?"







