La deuxième journée de négociations entre les délégations russes et ukrainiennes s'est ouverte ce 18 février à Genève, en Suisse. Les précédents échanges, qui ont duré six heures, ont été qualifiés de "très tendus" par des participants, la Russie étant accusée d'avoir intensifié ses attaques sur le territoire ukrainien durant la nuit. Cela complique encore la recherche d'une solution pacifique après près de quatre ans de conflit, selon l'Agence France-Presse (AFP).
La reprise des discussions intervient après des négociations infructueuses à Abou Dabi. Comme indiqué par un membre de la délégation ukrainienne sur Telegram, les discussions se poursuivent en groupes thématiques autour des principaux points de divergence, notamment concernant le Donbass.
Blocage sur le sort du Donbass
Les tensions demeurent vives, particulièrement autour de la question du Donbass, où les forces russes exigent le retrait des troupes ukrainiennes des zones encore contrôlées par Kiev. Ce blocage soulève des inquiétudes parmi les alliés occidentaux, qui observent la situation de près.
Steve Witkoff, émissaire de la Maison-Blanche, a salué les négociations en cours, qualifiant la réunion de "progrès significatif". Selon lui, "les deux parties ont convenu de tenir leurs dirigeants informés et de continuer à travailler vers un accord". Les États-Unis, qui jouent un rôle clé dans cette médiation, proposent un plan incluant des concessions territoriales de l’Ukraine en échange de garanties de sécurité.
Alors que le président américain Donald Trump appelle à une résolution rapide, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé des doutes quant à la volonté réelle du Kremlin de parvenir à un accord. Dans une interview, il a plaidé pour une approche plus équilibrée, soulignant que les concessions devraient être mutuelles et non seulement à la charge de l'Ukraine.
Les échanges viennent également dans un contexte de hausse des tensions militaires. En effet, au cours de la nuit qui a précédé les pourparlers, l'Ukraine a subi une offensive importante, où 396 drones et 29 missiles ont été lancés par la Russie. Zelensky a dénoncé cette offensive, affirmant qu'il s'agissait d'une tentative délibérée de nuire aux efforts de paix.







