En 2026, le carême et le ramadan ont coïncidé, chacun représentant un moment de spiritualité pour les chrétiens et les musulmans. Bien que ces deux périodes partagent des pratiques comme le jeûne, la prière et l'aumône, elles présentent également des différences significatives. Le Père Bruno Cazin, clerc engagé, souligne que le carême chrétien est "totalement orienté vers Pâques", le qualifiant de "temps de préparation spirituelle". Pour lui, "la prière et le partage dominent", alors que le jeûne en est une voie vers ces objectifs.
De son côté, Azzedine Mouala, professeur de technologie à Roubaix et fervent observateur du ramadan, met l'accent sur le dimension sociale de ce mois sacré. "La rupture du jeûne est l'occasion idéale pour retrouver sa famille et partager un repas avec les plus démunis", précise-t-il. Ce partage est au cœur des valeurs véhiculées par le ramadan.
Les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus important dans la transmission de ces pratiques, engendrant parfois des dérives. Tous deux attestent de l'intérêt croissant pour leurs rites respectifs, notant que des jeunes sans éducation religieuse cherchent à s'impliquer. Par exemple, cette année, la paroisse Saint-Martin à Roubaix a accueilli plus de 800 personnes pour le mercredi des Cendres.
Ce dialogue interreligieux est crucial, selon ces deux hommes. "La religion peut servir de guide dans nos vies et il est primordial de respecter autrui", conclut Azzedine. Tous deux regrettent la disparition de l'association Roubaix Espérance en 2024, qui avait pour but de favoriser le dialogue entre les différentes confessions.







