Un appel a été lancé par une intersyndicale regroupant l'UNSA, la CFDT, la FSU, la CGT, Sud ainsi que des organisations étudiantes comme la Fage et l'UNEF. L'objectif ? Rassembler le 10 mars devant le ministère à Paris et devant les rectorats des régions, et organiser des assemblées générales dans les universités. Ces actions visent à lutter contre les coupes budgétaires dans le service public et le manque de financement chronique qui pèse sur les établissements d'enseignement supérieur.
Dans un communiqué diffusé mercredi, les syndicats ont souligné qu'il était essentiel de discuter des conséquences de l’austérité qui touche l’enseignement supérieur et la recherche. Ce mouvement coïncide avec une réunion budgétaire du conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche, présidé par le ministre, Philippe Baptiste.
« La situation est délétère »
Cette mobilisation arrive à un moment charnière, alors que le gouvernement a lancé des assises sur le financement des universités, afin de parvenir à un « diagnostic partagé » de la situation budgétaire. Emmanuel de Lescure, secrétaire général du Snesup-FSU, a déclaré lors d'une récente conférence de presse à Paris que « la situation est délétère (...) la dégradation est une réalité objective ».
Les syndicats estiment que les dépenses de recherche publique ont atteint un niveau historiquement bas, tandis que le nombre d’étudiants dans le secteur public a augmenté de 19 % depuis 2007. Ils avancent qu'il manque au moins 8 milliards d'euros pour répondre aux besoins actuels de l'enseignement supérieur, une évaluation contestée par le ministère de l'Enseignement supérieur, qui admet cependant que certaines universités rencontrent des difficultés financières.
Le ministère assure que pour 2026, il y a eu une validation de « crédits en hausse de 350 millions d’euros » ainsi qu’une augmentation de 725 millions d’euros des crédits de la mission interministérielle recherche et enseignement supérieur (Mires), portant le total à 31 milliards d’euros pour 2026.







