La France a exprimé son indignation concernant la participation de la commissaire européenne chargée de la Méditerranée à la première réunion du « Conseil de paix » instauré par Donald Trump. Jean-Noël Barrot, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, a déclaré : « La Commission européenne n'aurait jamais dû assister à cet événement, car elle n’en avait pas reçu le mandat du Conseil. »
Cette déclaration a été renforcée par le porte-parole du ministre, Pascal Confavreux, qui a suggéré que Dubravka Suica, la commissaire, devait s'expliquer après son retour. « Elle n’a pas de mandat du Conseil, et sa présence soulève des interrogations », a-t-il noté lors d'une conférence de presse. Bien que l’UE ait précisé que sa participation se limiterait à la discussion sur Gaza, cela n’a pas suffi à apaiser les tensions.
Une majorité de pays européens, dont l'Espagne, la Belgique et l'Irlande, soutiennent la position française. En revanche, des personnes comme Viktor Orban en Hongrie ont choisi d'y participer, renforçant les divisions au sein de l'UE sur cette question. Confavreux a aussi rappelé que « le Conseil de paix doit se concentrer sur la situation à Gaza », et a souligné les problèmes humanitaires en cours qui compliquent toute initiative. La France s'oppose donc à toute ambiguïté quant au mandat de ce conseil.
« La crise humanitaire à Gaza est sévère, et les entraves à l'accès humanitaire demeurent problématiques », a-t-il ajouté. Le conseil a été formé avec l'intention de résoudre les conflits, mais sa portée est loin d'être claire. La France appelle donc à une clarification urgente de la situation et à un respect strict du cadre institutionnel européen, conformément à l'éthique diplomatique.







