Le Hamas a récemment exprimé sa disposition à accepter le déploiement de forces internationales dans la bande de Gaza, tout en insistant sur le fait qu'il ne souhaite pas d'ingérence dans les affaires internes du territoire. Hazem Qassem, porte-parole du mouvement islamiste palestinien, a déclaré à l'AFP : "Notre position est claire : nous voulons des forces de paix qui surveillent le cessez-le-feu et qui agissent comme un tampon entre notre peuple et l'armée d'occupation israélienne."
Cette déclaration survient après la réunion du "Conseil de paix" dirigé par le président américain Donald Trump, où le déploiement d'une Force internationale de stabilisation (ISF) a été au centre des discussions. Ce plan vise à mettre fin aux hostilités entre Israël et le Hamas, et une telle force pourrait comprendre jusqu'à 20 000 soldats, dont 8 000 Indonésiens, selon les propos du général américain Jasper Jeffers, récemment nommé à la tête de cette initiative.
Le « chaos » de l'occupation
Le projet a reçu l'appui de plusieurs nations, notamment l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie. Au cours de cette réunion, le diplomate bulgare Nikolaï Mladenov a également annoncé le lancement du recrutement d'une nouvelle force de police palestinienne, avec déjà 2 000 volontaires prêts à rejoindre les rangs, soutenus par la formation de policiers par l'Égypte et la Jordanie.
Hazem Qassem a précisé que la formation de ces forces de police ne poserait pas de difficultés si elle visait à maintenir la sécurité au sein de Gaza. Il a ajouté : "Cela peut être une réponse efficace au chaos que l'occupation tente d'imposer, en réaffirmant notre autonomie et notre souveraineté sur nos affaires."
Alors même que ces discussions se poursuivent, l'avenir de Gaza reste incertain. Les enjeux politiques et militaires restent cruciaux, et l'attente d'une mise en œuvre efficace de ce plan de paix s'accompagne de nombreuses préoccupations tant sur le terrain qu'au niveau international. Comme l'affirme un analyste de la politique étrangère, "l'acceptation par le Hamas d'une force de paix est un signe d'ouverture, mais cela doit être accompagné d'engagements clairs pour éviter toute ingérence."







