Alors que des manifestations sont planifiées ce samedi à Lyon et dans d'autres villes françaises pour commémorer Quentin Deranque, un jeune militant de l'extrême droite tragiquement décédé, Emmanuel Macron a exhorté "tout le monde au calme", en annonçant la tenue d'une réunion gouvernementale la semaine prochaine concernant "les groupes d'action violente".
Dans des déclarations faites ce matin, le président a souligné que "c'est un moment de recueillement et de respect pour notre jeune compatriote qui a été tué". Il a également précisé que la réunion à venir devrait "faire un point complet sur les groupes d'action violente" impliqués dans des agitations politiques, quels que soient leurs affiliations.
Emmanuel Macron a insisté sur le fait que "dans la République, aucune violence n'est légitime". Seules les forces républicaines ont la capacité d'agir pour maintenir l'ordre public. Cette marche en hommage à Quentin Deranque se déroule sous une sécurité renforcée, avec des affrontements entre ultradroite et ultragauche redoutés.
La décision d'organiser cette marche a été conjointe à la demande de deux amies de Quentin, malgré la réticence de ses parents, qui ont souhaité qu'elle se déroule "sans violences" et "sans expression politique", selon leur avocat Fabien Rajon. Cependant, le rassemblement est largement promu sur les réseaux sociaux par des groupuscules d'extrême droite, notamment ceux auxquels Quentin appartenait, tels que les nationaux-révolutionnaires d'Allobroges Bourgoin et d'autres identitaires.
David Cormand, eurodéputé écologiste, a dénoncé cette marche, affirmant: "Il ne s'agit pas d'une marche pour un hommage. Il s'agit d'une manifestation politique d'extrême droite". Pour Cormand, "autoriser ce genre d'événement est une faute sécuritaire, puisqu'il attire des groupuscules d'extrême droite de toute l'Europe, mais aussi une faute morale dans un contexte où notre démocratie est en danger".
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, ainsi que la préfecture du Rhône ont pris en compte le risque potentiel de "violences" et de "trouble à l'ordre public", tout en respectant la "liberté d'expression".







