À partir du 1er mars 2026, une nouvelle taxe s'appliquera sur les envois de petits colis en provenance de l'extérieur de l'Union européenne, représentant un montant de 2 € pour chaque produit dont la valeur est inférieure à 150 €. Cette initiative vise à lutter contre la fast fashion et les achats à bas prix, mais pourrait entraîner des conséquences pour les consommateurs.
Cette taxe, présentée comme un moyen de lutter contre les pratiques de consommation excessives, a été instaurée par l'article 82 de la loi de finances. Elle s'appliquera non seulement à la France métropolitaine, mais également aux territoires d'outre-mer comme la Martinique, la Guadeloupe et La Réunion, comme le souligne le site officiel de l'administration française, Service Public.
Le consommateur pas directement visé
Technique utilisée par le gouvernement pour inciter à la modération dans les achats d'articles bon marché, cette taxe ne sera pas directement réglée par le consommateur. Comme l'indique le quotidien Le Figaro, c'est le vendeur ou la plateforme qui sera responsable du paiement. Toutefois, selon Me Jean-Marie Salva, avocat en droit douanier, les entreprises pourraient répercuter ce coût sur les clients, augmentant ainsi le prix final.
Un risque de contournement
Cependant, cette mesure pourrait engendrer des effets indésirables. En Italie, des précédents montrent que l'instauration d'une taxe similaire a entraîné une redirection des vols commerciaux vers d'autres aéroports, comme le rapportent Financial Times. Selon Valentina Menin, directrice générale d’Assaeroporti, au moins 30 vols destinés à l'aéroport de Milan Malpensa ont été réorientés vers des pays voisins pour éviter cette taxation.
Il convient de noter que cette taxe française est prévue comme une mesure transitoire. Sa suppression est envisagée pour le 31 décembre 2026, moment auquel une taxe européenne équivalente devrait entrer en vigueur.







