L'ambiance est tendue à Parsac avant le second tour des élections municipales. Dans cette petite commune de Creuse de 800 habitants, deux listes s'opposent. Celles-ci sont le résultat de la fusion entre Parsac-Rimondeix et Blaudeix intervenue en 2025.
"On nous a arraché la tête"
D'un côté, l'ancienne maire de Blaudeix et conseillère départementale, Marie-Christine Bunlon, à la tête de la liste "L'Union est l'avenir", qui est arrivée en tête au premier tour avec 39% des voix. En face, une coalition des listes arrivées deuxième et troisième, nommée "S'unir pour Parsac et ses villages", représentée par Cédric Furet, Catherine Savignat et Eric Aufort, a obtenu 33% et 27% respectivement.
À la suite de ce premier tour, la tension monte tandis que des ragots circulent dans le village. Un habitant s'inquiète de ces fausses nouvelles : "C'est dommage mais c'est dans la nature humaine". Pour Marie-Christine Bunlon, cette opposition ne propose rien d'autre que sa propre élimination : "On nous a arraché la tête dès la première affiche".
"C'était Versailles, maintenant c'est Beyrouth"
Les opposants de Bunlon critiquent sa gestion financière, le qualifiant de "Versailles" pendant son premier mandat, suivi d'un "Beyrouth" lorsque la commune a accumulé des dettes insurmontables. Didier Camus, un retraité de Blaudeix, s'inquiète : "Elle a annihilé nos ressources; je ne veux pas qu'elle reproduise ça à Parsac". La nouvelle coalition promet de garantir la sécurité des enfants hébergement dans la commune, ainsi que la réfection du clocher de l'église, point qui converge avec le programme de Bunlon.
Marie-Christine Bunlon se défend en soulignant qu'elle a su générer des revenus avec des projets rentables, tout en affirmant avoir une expertise nécessaire pour gérer une commune, compte tenu de ses antécédents en comptabilité.
"On est plus proche d'une cour d'école que d'un projet communal"
Alban de Ruffray, colistier de Bunlon, évoque le peu de volonté des candidats d’échanger sur leurs idées, déplorant que l'opposition souhaite uniquement démettre leur leader. Cédric Furet et ses colistiers estiment qu'un véritable débat est indispensable pour garantir une transparence post-fusion avec Blaudeix.
Malgré les désaccords, un consensus existe sur la nécessité de cette fusion, perçue comme une solution incontournable face aux enjeux territoriaux actuels. Au-delà des campements, il semble que chaque candidat aborde le futur de Parsac avec des visions divergentes mais toutes signifiantes pour cette petite commune.







