Alors que les tensions au Moyen-Orient continuent d'affecter les marchés énergétiques mondiaux, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a présenté vendredi une série de dix recommandations visant à atténuer les hausses de prix des hydrocarbures. Selon l'AIE, chacun, des gouvernements aux citoyens, a un rôle à jouer pour diminuer la demande de pétrole. Ces actions doivent contribuer à "amoindrir les conséquences économiques" du conflit sur les consommateurs.
Plus de télétravail et de covoiturage
En tout premier lieu, l'AIE montre l'importance d'augmenter le télétravail pour réduire les trajets quotidiens. Cela diminuerait la consommation de carburant à un moment où chaque goutte compte. L'agence appelle également à prioriser les transports en commun et à encourager le covoiturage pour réduire l'utilisation des véhicules individuels.
Baisse de la vitesse sur autoroute et circulation alternée
Autre mesure à considérer : réduire la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes d'au moins 10 km/h. Cela pourrait significativement diminuer la consommation de carburant, en particulier pour les poids lourds. L'AIE suggère aussi d'adopter un système de circulation alternée dans les grandes agglomérations pour fluidifier le trafic et réduire les embouteillages.
Moins de vols d'affaires
Dans un autre registre, l'agence conseille de limiter les voyages aériens lorsque des alternatives sont disponibles, en spécifiant que la réduction des voyages d'affaires pourrait soulager rapidement le marché du carburant aviation.
Cuisiner à l'électricité plutôt qu'au gaz
Un aspect souvent négligé est le choix de la cuisson. L'AIE recommande de préférer l'électricité au gaz quand cela est envisageable, tout en appelant l'industrie à réévaluer ses pratiques de consommation d'hydrocarbures.
Des impacts "de plus en plus sévères" sur le marché de l'énergie
Fatih Birol, le directeur exécutif de l'AIE, souligne que ces mesures ont prouvé leur efficacité dans le passé. Il avertit que tant que la situation au Moyen-Orient n'est pas résolue, "les effets sur les marchés de l'énergie et sur les économies seront de plus en plus graves". En mars dernier, l'AIE avait décidé de libérer environ 400 millions de barils des réserves stratégiques pour aider à contrer les hausses de prix dues à cette crise géopolitique. Ce dernier blocage de stocks est le plus important de l'histoire de l'institution, fondée il y a plus de 50 ans.







