D’après un rapport publié par l’Office français de la biodiversité (OFB) jeudi dernier, la population d'ours bruns dans les Pyrénées continue de croître, atteignant un minimum de 108 individus recensés. Cependant, les experts mettent en garde contre une inquiétante fragilité génétique exacerbée.
Cette tendance à la hausse est notée malgré une diversité génétique alarmante chez les ours. « Bien que nous constatons une expansion démographique, la consanguinité dans cette population a augmenté ces dernières années, posant des risques pour leur santé et leur pérennité », explique un représentant de l’OFB.
Le processus de réintroduction d'ours bruns slovènes, initié dans les années 90, avait pour but de revitaliser une espèce alors en danger. Cependant, la répartition géographique de ces ours est maintenant remise en question par les éleveurs, qui appréhendent les prédations sur leurs troupeaux dans les estives.
L'association Pays de l’Ours-Adet a commandé une étude à un laboratoire indépendant, qui souligne que malgré les avancées réussies en nombre, la population demeure vulnérable sur le plan génétique. Un rapport de l'État sur cette situation, attendu en fin d'année, pourrait influencer les mesures de lâchers supplémentaires d’ours.
Les impacts de la consanguinité
Les premiers résultats montrent que la consanguinité a des effets délétères sur les jeunes ours, comme une baisse de la taille des portées et une diminution des chances de survie des oursons. Les résultats de l'OBF soulignent : « La consanguinité pourrait ainsi nuire au succès reproducteur des espèces sur le long terme. »
Alors que le gouvernement cherche à trouver un équilibre entre protection de la biodiversité et sécurité des éleveurs, le débat sur la présence des ours dans les Pyrénées est loin d'être clos. Les opinions continuent de diverger, pourtant il est clair qu'un suivi rigoureux est essentiel pour préserver cette espèce emblématique.







