Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a clairement affirmé que l'État se doit de « donner l'exemple » et que chaque ministre est appelé à élaborer des mesures sectorielles adaptées, tout en évitant des contraintes inutiles. Ce mercredi 1er avril, elle a confirmé la volonté du gouvernement de prendre des mesures d'économie d'énergie si des problèmes d'approvisionnement en carburant surviennent.
« Si des difficultés d'approvisionnement, même mineures, se présentent, nous devons être préparés à adopter un ensemble de mesures pour réduire notre consommation énergétique, en particulier concernant le carburant », a déclaré Bregeon lors d'une réunion ministérielle. Elle a également insisté sur le fait que l'État devait « montrer la voie » et que chaque ministre doit réfléchir à des solutions adaptées à leurs secteurs respectifs.
La France face à une vulnérabilité inquiétante
Maud Bregeon a mis en lumière la "vulnérabilité considérable" de la France, notant que notre pays dépend largement de puissances étrangères pour ses besoins énergétiques : « Nous sommes en grande partie tributaires de ces pays étrangers qui contrôlent nos approvisionnements et, par conséquent, les prix », a-t-elle expliqué. Elle a également précisé qu'une sortie de cette dépendance ne serait pas immédiate.
À l'heure actuelle, le gouvernement fait face à la montée des prix du carburant, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient. Si les ministres ont déjà écarté toute réduction de la fiscalité sur les carburants, comme demandé par le Rassemblement National, des dispositions pour bloquer les prix sont également controversées.
La semaine dernière, le prix du litre de gazole a atteint un niveau récord. Pour sa part, le SP95-110, le carburant le plus utilisé dans le pays, a franchi la barre symbolique de 2 euros le litre. Les surplus fiscaux générés par cette haussée ne se chiffrent pas en milliards, rappelle Maud Bregeon, insistant qu'« il n'y a pas de cagnotte ». De plus, l’augmentation des recettes fiscales, bien que visible à travers la TVA, est en réalité compensée par un recul de la consommation et des croissance économique.
Laurent Wauquiez, président des députés Les Républicains, a de son côté souligné que ce surplus pourrait atteindre deux à trois milliards d'euros, plaidant pour son retour aux automobilistes sous forme de baisses fiscales.







