Les plans d'épargne logement (PEL) ouverts avant 2011 affichent une rémunération moyenne de près de 4,5 %, jugée anormalement élevée par la Banque de France.
Cette analyse ne ravira pas les trois millions d’épargnants possédant un PEL d’avant 2011. Selon le dernier rapport annuel publié par la Banque de France le 7 septembre, ces placements offrent un rendement « indûment élevé » en raison de l'absence de risque de capital, ce qui soulève des questions de justice sociale. Le gouverneur François Villeroy de Galhau a également souligné que ces taux d'intérêt nuisent au financement de l'économie française.
Un écart de rendement significatif
Les PEL datant d’avant 2011, représentant un encours de 111 milliards d'euros en 2020, bénéficient d'un taux de 4,46 % en moyenne, primes incluses, tandis que ceux ouverts après cette date n'offrent qu'un taux de 2,23 %. Cet écart peut être huit à neuf fois supérieur à celui du livret A. De plus, les anciens PEL continueront à générer des intérêts jusqu'au retrait total des fonds, tandis que les nouveaux sont transformés en livrets d'épargne après quinze ans.
Un poids pour l'économie
Cette situation représente un fardeau pour les banques, entravant leur capacité à financer des projets économiques. Si la rémunération des anciens PEL était alignée sur celle des nouveaux, cela entraînerait un coût pour le système de 3,9 milliards d'euros. La Banque de France s'interroge donc sur les moyens d'inciter les détenteurs de ces anciens PEL à les liquider, bien qu'un changement rétroactif des conditions ne soit pas envisageable.







