Le virus Ebola connaît une recrudescence inquiétante dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC), poussant l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à qualifier cette situation d'urgence "de portée internationale", selon TF1 Info.
Cette épidémie a déjà causé la mort de plus de 130 personnes, avec 513 cas suspects, souligne Le Monde. Au cours des cinquante dernières années, le virus a été responsable de plus de 15 000 décès, avec une contagion alarmante.
Face à cette menace, le gouvernement français manifeste une vigilance accrue. "Nous avons immédiatement mobilisé les autorités sanitaires et diplomatiques pour garantir un suivi rigoureux de l'épidémie", a indiqué un porte-parole du gouvernement.
Une réunion interministérielle a eu lieu le 18 mai pour faire le point sur les implications scientifiques de cette résurgence. Les ministres de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de la Santé, des Transports et des Outre-mer ont pris part à cette rencontre, comme l'a rapporté Sébastien Lecornu, ministre en charge de ces questions.
Concernant Mayotte, le gouvernement a déclaré que les mesures de précaution étaient désormais en place. Malgré le fait que pour l’instant le risque d'importation du virus en France métropolitaine et à Mayotte demeure faible, des dispositions strictes sont justifiées par la situation géographique de l'île, qui est en contact direct avec des migrants de la région des Grands Lacs.
En conséquence, un “renforcement de la surveillance sanitaire” sera mis en place, ainsi que des contrôles rigoureux concernant l'arrivée de migrants en provenance d'Afrique de l'Est, des Grands Lacs et des Comores.
Les voyageurs ayant des déplacements prévus vers les zones touchées doivent suivre les recommandations sanitaires pour assurer leur protection, tant pendant que après leur séjour.







