Avec le temps, même les plus fiers de leur acuité visuelle doivent admettre une certaine perte : il devient nécessaire d’éloigner le livre de leurs yeux ou de plisser les paupières devant un écran. Ce phénomène, connu sous le nom de presbytie, est une réalité qui touche inévitablement les seniors.
Il est essentiel de comprendre que la presbytie, bien que courante, peut nuire à la qualité de vie. Elle apparaît généralement autour de la quarantaine et devient plus marquée jusqu'à la soixantaine. Il est donc crucial de la reconnaître et de l’adapter pour préserver notre vision.
les origines de la presbytie
La presbytie n’est pas considérée comme une maladie ; il s’agit d’un processus naturel induit par le vieillissement. La perte d’élasticité du cristallin, qui débute dès l’enfance et se renforce avec l’âge, rend la mise au point de près de plus en plus difficile. Sans intervention, cette condition concerne environ 18 millions de Français.
Pour être plus explicite, la rigidification du cristallin, accélérée par le vieillissement, limite notre capacité à voir clairement les objets proches. Les mesures préventives, comme l’augmentation de l’apport en vitamine A et l’évitement des facteurs de risque tels que les UV, le tabagisme, et l'obésité, peuvent contribuer à retarder son évolution.
identifier la presbytie
Il est crucial de savoir reconnaître les signes de la presbytie. Les difficultés de lecture, la nécessité d'éloigner les objets pour une meilleure vision, ou encore des douleurs liées à la fatigue oculaire sont autant de symptômes. Les personnes dont l'activité requiert une vision de près sont souvent plus rapidement affectées et devraient consulter un ophtalmologiste dès l’apparition des premiers signes.
Il convient de ne pas confondre presbytie et hypermétropie, ce dernier étant un trouble qui peut survenir à tout âge. En fait, les myopes peuvent moins souffrir de la presbytie que les hypermétropes, car leur condition leur permet de bien voir les objets proches.
options de traitement
Dès l’apparition des signes gênants, il est recommandé de consulter un professionnel. Les visites chez l’ophtalmologiste devraient débuter vers la quarantaine et se fréquenter chaque année avec l'âge. Ce suivi permet de gommer les effets de la presbytie tout en surveillant d'autres maladies oculaires, comme la cataracte ou la DMLA.
Le traitement le plus courant consiste à opter pour des lunettes ou des lentilles de contact. Il existe plusieurs options : les verres à simple foyer, qui nécessitent d'être enlevés pour voir de loin, et les verres progressifs, qui permettent une adaptation plus harmonieuse entre vision de près et de loin. Toutefois, ces derniers nécessitent un temps d'adaptation.
La chirurgie réfractive, comme la méthode Lazik, est également une solution potentielle pour corriger la vision, mais son efficacité peut varier, et certains patients peuvent toujours nécessiter des corrections. Notons enfin que, bien qu'elle soit très efficace, cette intervention n'est pas prise en charge par la sécurité sociale.







