Syndicats et employeurs continuent d'évaluer le détroit d'Ormuz comme une zone de guerre, prolongeant ainsi le doublement salarial pour les marins acceptant de naviguer dans cette zone à risque, selon un communiqué des syndicats diffusé le 1er juillet.
Les marins régis par cet accord collectif ayant des contrats sur des navires opérant dans ces eaux peuvent refuser d'y naviguer et demander leur rapatriement sans frais.
"Cette décision prend en compte le risque persistant pour la vie humaine et l'évolution rapide de la situation dans la région", indique la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) ainsi que le Joint Negotiating Group (JNG), malgré une trêve fragile entre les États-Unis et l'Iran. Ces tensions ont été exacerbées par l'attaque de deux navires malgré l'accord de paix.
Au moins jusqu'au 9 juillet
Ce statut, valide au moins jusqu'au 9 juillet, ne concerne que les navires des entreprises signataires des accords collectifs de l'International Bargaining Forum (IBF), qui inclut environ 15 000 navires à l'échelle mondiale, d'après les chiffres de l'IBF.
Pour mémoire, le détroit d'Ormuz avait été désigné zone de guerre pour la première fois par l'IBF le 5 mars, peu après une attaque contre des navires y circulant.
Ce couloir maritime stratégique a subi des impacts significatifs en raison des conflits au Moyen-Orient, surtout depuis le 1er mars, lorsque l'Iran a bloqué ce passage clé en réponse à des frappes menées par l'armée américaine et israélienne.
Au moins 14 marins ont perdu la vie, et plus de 40 navires ont été attaqués depuis le début des hostilités. Les frappes les plus récentes, survenues les 25 et 27 juin, ont incité l'Organisation maritime internationale (OMI) à suspendre un plan d'évacuation temporaire pour plus de 11 000 marins encore en attente dans le Golfe.
Les discussions sur le statut de zone de guerre se sont intensifiées lors d'une réunion la semaine passée avant les frappes récentes.
"Si les navires n'avaient pas été frappés à plusieurs reprises, un changement aurait pu être envisagé cette semaine", a déclaré une source proche des discussions à l'AFP.
Le comité chargé d'étudier le statut de zone de guerre a suspendu ses réunions hebdomadaires début mai, constatant que la situation restait problématique, comme l’a rapporté l'AFP.







