Le tamier (Tamus communis), également connu sous le nom de vigne noire, herbe aux femmes battues, ou encore racine vierge, est une liane fascinante qui s’épanouit dans nos forêts, le long des routes et au sein des haies. Cette plante, soumise à des restrictions de ramassage dans certains départements, mérite d'être redécouverte.
Une liane aux propriétés curatives
Appartenant à la famille des Dioscoréacées, le tamier est une plante vivace qui prospère dans des sols calcaires et à mi-ombre. Il est essentiel de ne pas le confondre avec la bryone dioïque ou la salsepareille. Ses tiges peuvent atteindre 2 à 3 mètres, avec des feuilles en forme de cœur qui affichent un éclat vernissé.
Au printemps, la plante produit de discrètes fleurs vertes, mâles et femelles, et en été, elle se pare de baies rouges brillantes, bien que ces dernières soient toxiques en raison de leur teneur en saponosides.
Le rhizome noir et charnu, dont le cœur est blanc, contient des cristaux d’oxalate de calcium, ajoutant un potentiel irritant à cette plante intrigante.
Les bienfaits thérapeutiques du tamier
Le surnom d'herbe aux femmes battues révèle l'une des propriétés les plus puissantes du tamier : son efficacité à réduire les ecchymoses et les contusions. Pour cela, il est conseillé de frotter le rhizome directement sur la zone touchée ou d’appliquer un cataplasme de racine cuite.
Les guérisseurs traditionnels utilisent également le tamier pour traiter les rhumatismes et la goutte en concoctant des onguents à base de racine mélangée à du saindoux. Des études ont démontré ses vertus anti-inflammatoires et analgésiques, renforçant la légitimité des remèdes à base de cette plante.
Actuellement, le tamier est surtout utilisé sous forme de granules homéopathiques (ex. : Tamus communis 7 CH) ou en teinture mère (TM) pour traiter :
- Les rhumatismes persistants et les crises de goutte.
- Les ecchymoses et hématomes cutanés.
Le tamier à la table
Dans le Sud-Ouest de la France, les jeunes pousses de tamier se dégustent comme des « asperges sauvages », appelées respounchous. Ce sont les seules parties non toxiques, et leur amertume disparaît après cuisson.
Il est impératif de consulter un professionnel de santé avant d'intégrer le tamier dans un traitement, notamment pour les femmes enceintes ou les personnes sous traitement médical, afin d’éviter tout risque d’interactions indésirables.







