La Bourse de Paris affiche une prudence mesurée, même après l’annonce de résultats solides de TotalEnergies. Les investisseurs, cependant, restent attentifs aux évolutions à venir des géants technologiques aux États-Unis et aux réunions prévues des banques centrales, notamment la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed).
À 10H30, l'indice CAC 40 perdait 37,72 points (-0,47%) pour atteindre 8.066 points, dans un mouvement similaire à la clôture précédente, où il avait reculé de 0,46% (8.104,09 points).
Selon les analystes de la banque privée UBP, "les marchés mondiaux s'équilibrent sur un fil tenu, entre une croissance robuste, des tensions géopolitiques persistantes et des banques centrales dans l'expectative".
Les acteurs du marché attendent la réunion de la Réserve fédérale américaine, prévue pour jeudi, crucialement présidée par Jerome Powell. La BCE devrait également se prononcer le même jour.
Ces institutions ne devraient pas modifier leurs taux directeurs, mais devraient formuler des commentaires sur le risque d'inflation qui demeure omniprésent.
En parallèle, le rendement des obligations françaises a légèrement augmenté, s'établissant à 3,74% à dix ans, en hausse par rapport à 3,72% la veille.
Les acteurs du marché surveillent également l’évolution des prix du pétrole, qui ont connu une hausse de près de 3%. À 10H30, le baril de Brent était échangé à 114,52 dollars (+2,93%), tandis que le WTI américain a dépassé le seuil symbolique des 100 dollars (102,83, +2,90%).
John Plassard de Cité Gestion explique que "cette augmentation résulte de l'attente de la réponse de Donald Trump à une proposition faite par l'Iran". Il ajoute qu'un changement majeur sur le marché pourrait survenir suite à la décision des Émirats arabes unis de quitter l'OPEP, menaçant l'unité du cartel.
Par ailleurs, tous les regards se tournent vers les résultats financiers des géants de la tech américains, prévus pour les jours à venir, alors que des doutes sur la rentabilité de l'intelligence artificielle refont surface.
OpenAI, le créateur de ChatGPT, peine à atteindre ses objectifs de revenus et d’usagers, d’après une information rapportée par le Wall Street Journal. Pendant ce temps, les résultats de géants comme Microsoft, Meta, Amazon et Alphabet, prévus respectivement mercredi et jeudi, sont très attendus.
Cette situation a ravivé des inquiétudes concernant "la viabilité des investissements dans l’intelligence artificielle", selon Aurel BGC. Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote, souligne qu'OpenAI est au centre d'un écosystème d'une valeur atteignant plusieurs centaines de milliards de dollars, intégrant des entreprises mondiales de premier plan.
En ce qui concerne TotalEnergies, l’action a enregistré une légère progression de 0,31% à 78,51 euros, après un bénéfice net en augmentation de près de 50%, atteignant 5,8 milliards de dollars au premier trimestre, stimulé par la flambée des prix du pétrole.
Du côté d'Airbus, malgré des résultats à double tranchant ; un chiffre d'affaires de 12,65 milliards d'euros, soit une baisse de 7% par rapport à l'an dernier, les investisseurs semblent avoir un regard optimiste. L'action a progressé de 1,77% pour atteindre 169 euros.
En outre, le fabricant de micro-processeurs STMicroelectronics, avec une hausse de 3,33% à 43,60 euros, semble rester imperméable aux doutes entourant l'IA.
Amundi, le premier gestionnaire d'actifs en Europe, a réussi à éviter les turbulences du marché avec une hausse de 5,66% à 80,25 euros, grâce à une augmentation de ses actifs sous gestion et de ses bénéfices au premier trimestre, malgré un contexte de marché tendu causé par le conflit au Moyen-Orient.







