Le mardi 24 février 2026, des élus des départements de la Manche et du Calvados ont adressé un courrier au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour exprimer leurs préoccupations sur la nouvelle réglementation concernant la pêche de loisir du maquereau. Les parlementaires, sensibilisés par la détresse des pêcheurs locaux, s'opposent à la limitation envisagée d'un maximum de cinq spécimens par jour et par pêcheur.
Cette initiative fait suite à un projet d’arrêté soumis à consultation, soulevant l’inquiétude des élus sur l'impact d'une telle mesure. Ils soulignent que le prélèvement des maquereaux par les pêcheurs amateurs est minime comparé à celui effectué par l'industrie professionnelle, comme le rapporte Ouest-France.
Ces représentants, parmi lesquels Bertrand Sorre et Philippe Gosselin, mettent en avant le risque de voir leurs pratiques traditionnelles remises en question. Ils affirment : L’effondrement du stock est une réalité que nous ne nions pas. Cependant, il est essentiel de prendre en compte l’approche proportionnée à cette problématique tout en préservant les traditions qui font la richesse de nos territoires.
Ils craignent que cette réglementation n'érode le patrimoine culturel associé à la pêche de loisir, ancrée dans l’histoire locale.
Les députés demandent qu'une réflexion plus globale soit menée, prenant en compte l'équilibre entre sauvegarde des ressources maritimes et respect des activités récréatives. Cette question est cruciale, surtout dans un contexte où les prix du maquereau ont récemment augmenté de manière significative selon les sources locales.
Pour beaucoup de pêcheurs amateurs, cette législation est ressentie comme une atteinte à leur pratique, faisant écho à une lutte plus vaste pour la préservation de leur mode de vie face aux pressions économiques et environnementales.
Les signataires du courrier illustrent une volonté collective d’intervenir auprès du gouvernement pour préserver un secteur essentiel à la dynamique économique et sociale des régions côtières.







