Les répercussions économiques mondiales s'intensifient alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine.
Les prix du pétrole chutent
Les prix du pétrole sont en baisse ce mercredi, suite à une reprise limitée des exportations irakiennes de brut, auparavant paralysées dans le détroit d'Ormuz. Pendant ce temps, les marchés boursiers connaissent une légère progression avant les réunions cruciales de la Réserve fédérale et de la Banque centrale européenne.
Vers 8H20 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI) perdait 1,20% pour atteindre 102,18 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord baissait de 2,62% à 93,69 dollars. Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, souligne que "la région se prépare à un possible conflit prolongé".
L'Irak a annoncé une reprise partielle de ses exportations pétrolières, avec 250.000 barils de brut par jour expédiés par oléoduc vers un port turc, après un accord avec les autorités kurdes, marquant un tournant après des semaines de blocage dans une région stratégique.
Le renforcement des réserves stratégiques s'accélère, avec le déblocage de 400 millions de barils par l'Agence internationale de l'énergie, dont les stocks japonais sont désormais disponibles.
Les Bourses européennes réagissent positivement
Les marchés européens sont légèrement en hausse ce mercredi, avec une baisse des taux d'intérêt des obligations souveraines, résultat de la stabilisation des prix du pétrole. À 8H20 GMT, Paris affichait une hausse de 0,72%, Londres 0,27%, et Francfort 0,61%. En Asie, Tokyo a montré une belle performance avec un bond de 2,86% et Séoul 5,04%.
Les marchés asiatiques réagissent avec optimisme face aux attentes autour des décisions de la Fed et de la BCE.
L'Irak, après avoir totalement arrêté ses exportations durant le conflit, commence à rétablir une partie de ses livraisons, généralement autour de 3,5 millions de barils par jour. Les autorités recherchent des itinéraires alternatifs en raison des tensions dans le détroit d'Ormuz.
Des mesures de rationnement à Sri Lanka
Le gouvernement du Sri Lanka, déjà affecté par les restrictions en matière d'énergie, demande aux propriétaires de véhicules électriques de débrancher leurs voitures la nuit, pour gérer une consommation électrique instable dominée par le charbon et le gazole.
Séoul cherche à sécuriser des approvisionnements
La Corée du Sud a annoncé l'arrivée de 18 millions de barils de pétrole des Émirats arabes unis, tentant de diversifier ses sources d'approvisionnement face à la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz.
Une décision cruciale de la Fed à l'horizon
La Réserve fédérale américaine tiendra une réunion cruciale ce mercredi, où il est peu probable qu'elle assouplisse ses politiques monétaires, les événements au Moyen-Orient ravivant les craintes d'une inflation persistante. Les investisseurs s'attendent à une stabilité des taux directeurs lors de futures réunions de la BCE et de la Banque d'Angleterre.
Réunion d'urgence à Londres sur la sécurité maritime
L'Organisation Maritime Internationale se réunit à Londres pour discuter des conséquences du conflit sur la navigation dans le détroit d'Ormuz, où de nombreux marins sont bloqués.
Des réductions de production au Japon et en Corée du Sud
Les entreprises pétrochimiques japonaises et sud-coréennes diminuent leur production en raison des sorties limitées de naphta, essentiel pour la fabrication plastique, dépendantes des importations du Golfe.
Sélection de pétroliers par l'Iran
Des données récentes indiquent que l'Iran contrôle l'accès des navires à travers le détroit d'Ormuz, favorisant ceux des pays alliés, ce qui pourrait compliquer davantage les flux pétroliers de la région.







