Cette augmentation marquée des coûts, qui s'élève à 5,2 milliards d’euros en France, a été signalée par la fédération France Assureurs, témoignant d'une hausse significative par rapport aux 3,9 milliards dépensés en 2024. Les épisodes de grêle en particulier ont été dévastateurs, représentant environ 2,2 milliards d'euros de pertes. De plus, selon les données de la Caisse centrale de réassurance (CCR), la sécheresse a également eu un impact considérable, frôlant le milliard d'euros.
Cette situation place 2025 au 9e rang des années les plus coûteuses en matière de sinistres depuis 1982, date de l'instauration du régime des catastrophes naturelles. Notamment, deux tiers des communes françaises ont été touchées par des épisodes de grêle, ce qui souligne l'ampleur de ce phénomène climatique.
En plus des inondations et des tempêtes, l’été 2025, exceptionnellement chaud avec un manque de précipitations, a accentué les risques de sécheresse. Cela a été mis en lumière par la CCR qui a noté combien cette augmentation des sinistres s'inscrit dans une tendance globale de l'intensification des événements climatiques extrêmes.
Un contexte en évolution : contrats dommages et régime "cat nat"
La tendance à la hausse des coûts des sinistres ne montre aucun signe de ralentissement. Au cours des décennies passées, ils avaient coûté en moyenne 2,7 milliards d'euros entre 1990 et 2009, et seulement 1,6 milliard entre 1982 et 1989. Florence Lustman, présidente de France Assureurs, a rappelé lors d'une récente conférence que "les catastrophes climatiques ne sont pas un risque futur, mais une réalité actuelle".
En matière d'assurance, la protection contre les tempêtes, y compris la grêle, est intégrée aux contrats dommages, tandis que les inondations et sécheresses relèvent du régime "cat nat", qui redistribue une partie des coûts à la CCR pour alléger la charge financière sur les assureurs. Par ailleurs, France Assureurs a noté une diminution des sinistres d'incendie, en contraste avec la hausse des dégâts des eaux.
Pour les véhicules, bien que le nombre de sinistres matériels ait légèrement diminué (-2%), les coûts moyens ont, quant à eux, augmenté de 5,3 %. Ce phénomène s'explique par l'augmentation des prix des pièces, de la main-d'œuvre et des matériaux, selon les analyses de France Assureurs.
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