Le procureur de la République de Reims, François Schneider, annonce une lutte sans précédent contre le trafic de stupéfiants, avec déjà 230 000 € saisis en 2026, un montant qui dépasse largement les saisies de l'année précédente.
Deux opérations majeures ont marqué ce début d'année, dignes d'être mentionnées. La première s'est déroulée le 16 mars, où le Raid et la CRS 8 ont interpellé sept personnes au sein d'un campement au nord de Reims. Cette intervention a permis de récupérer 250 grammes de cocaïne, 460 grammes d'héroïne, et 850 grammes de fleurs de cannabis. En plus de ces drogues, les forces de l'ordre ont saisi des armes, des munitions, deux véhicules et plus de 13 000 euros en espèces, comme le rapporte Le Parisien.
Deux semaines plus tard, une nouvelle opération impliquant 120 gendarmes, y compris le GIGN, s'est concentrée sur le quartier de Croix-Rouge. Les autorités ont appréhendé six individus liés à un trafic de cannabis organisé, utilisant des vélos pour la livraison de drogue, un phénomène désigné par le procureur sous le terme "Uber shit". Les perquisitions ont débouché sur la saisie de 1,2 kg de fleurs et 200 grammes de résine de cannabis, ainsi qu'un pistolet, un véhicule de luxe estimé à 70 000 euros et 11 725 euros en liquide. Cela représente le fruit de cinq mois d'enquête menée par la brigade de recherches de Reims.
François Schneider souligne la cohérence de cette stratégie, bien que les affaires soient différentes : "Il y a une volonté marquée de traquer les trafiquants, avec des enquêtes rapides et des mesures pénales immédiates, notamment des saisies de biens criminels." Il souligne également que les saisies de 230 000 € depuis le début de l'année témoignent de cette intensification.
Une stratégie de harcèlement
Cette approche, qualifiée par le magistrat de "spécialité rémoise", semble devoir se poursuivre, bien que son efficacité puisse ne pas être immédiatement visible dans l'espace public. "Il est difficile de mesurer l'impact immédiat, car cela nécessite un travail de moyen et de long terme", précise-t-il. En parallèle, lors de l'affaire de dégradation de la maison de quartier Wilson, le maire de Reims, Arnaud Robinet, a annoncé un plan d'action pour supprimer le point de deal adjacent à l'établissement, révélant ainsi une volonté politique d'éradiquer le trafic de drogue de manière ciblée et persistante.







