L'enquête sur la mort d'un homme armé d'un couteau à Le Moule en Guadeloupe progresse. Le gendarme, impliqué dans le tir mortel, a été mis en examen pour « violence mortelle par personne dépositaire de l'autorité publique ». Ces déclarations ont été faites par la procureure de Pointe-à-Pitre, Caroline Calbo.
Le gendarme temporairement déchu de son droit de port d'arme
Après une prolongation de sa garde à vue, le gendarme a été présenté au tribunal et placé sous contrôle judiciaire avec une interdiction de port d'arme, selon les informations fournies par le parquet.
Dimanche, en début de soirée, une patrouille de gendarmes a repéré un homme maniant un couteau qui refusait de lâcher son arme. Selon la procureure, les forces de l’ordre ont d’abord tenté d'intervenir avec un « pistolet à impulsion électrique » avant de recourir à une arme à feu.
La victime et son histoire tragique
La victime, âgée de 65 ans, a été déclarée morte sur les lieux. Sa famille indique qu'il avait été plusieurs fois hospitalisé pour des troubles psychiatriques et avait un passé de résistance envers les forces de l’ordre, souvent armé. Cette affaire a suscité l'indignation sur l'archipel, avec un collectif dénonçant un « usage disproportionné » de la force par des agents de l'État français colonial.
« Nous demandons que toutes les circonstances entourant ce décès soient révélées », a déclaré un porte-parole du collectif, qualifiant cet incident de « meurtre ». La procureure a confirmé que l'enquête se poursuivait et qu'une autopsie était en cours.
Dans ce contexte, des experts de la sécurité publique soulignent la complexité des interventions de police, notant que chaque situation présente des défis uniques qui rendent nécessaire une approche équilibrée entre protection des citoyens et légitimité des actions policières.
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