Le procès d’Ouadia Kaouass, accusé de tentative d’homicide sur des agents de la force publique, se déroule actuellement aux assises de l’Isère. À Grenoble, les tragiques événements d’un soir d’octobre 2022 sont revenus au cœur des débats. Les policiers impliqués dans cette course poursuite ont partagé leur expérience, témoignant de l'horreur du moment où ils ont découvert le décès de la passagère du véhicule, une jeune femme de 18 ans.
Ce mercredi 22 avril, plusieurs membres de l’équipage ayant participé à la poursuite de l’homme au volant d’une voiture volée ont pris la parole. Ce dernier avait refusé d’obtempérer à Saint-Martin-d’Hères et a dirigé son véhicule vers les policiers après avoir tiré dans leur direction. Les forces de l'ordre affirment avoir agi en légitime défense, selon l'IGPN, mais la tragédie est survenue lorsque la petite amie du fuyard a perdu la vie.
Les policiers présents lors des faits ont décrit l’intensité de la situation. L’un d’eux a exprimé : "Je pensais que cela pourrait être ma dernière intervention, que je ne sortirais pas vivant de cette histoire". Selon leur témoignage, ils n’ont pas réalisé qu’une personne était assise à l’avant au moment où le véhicule fonçait vers eux.
Un choc inoubliable : une passagère agonisante
Les policiers ne découvrirent le corps de la jeune femme que lors de l’arrestation de Kaouass. L’émotion était palpable, avec l’un des agents submergé par le choc et un autre risquant de perdre connaissance. "Ce qui m’a le plus choqué, c’est qu’il a roulé plus de dix minutes avec une passagère agonisante, sans se soucier d’appeler à l’aide", a déclaré un policier, clearly affecté. Les conséquences psychologiques de cette intervention ont été sévères ; nombreux sont ceux qui ont subi des dépressions depuis ce jour fatidique.
En parallèle, l’accusé a exprimé son regret de cette tragédie. Selon son avocat, maître Ronald Gallo : "Il lutte pour faire entendre sa vérité, mais il ne peut accepter la responsabilité de la mort de sa petite amie". Ces mots interrogent les dynamiques de responsabilité dans des situations complexes telles que celle-ci, où les conséquences peuvent être dramatiques.
Le procès se poursuit, prévoyant de durer jusqu’au lundi 27 avril. Ouadia Kaouass risque une peine de réclusion criminelle à perpétuité, ce qui souligne la gravité des actes qui l’ont conduit devant la cour.







