Une jeune femme a accusé un homme d'avoir commis une agression sexuelle alors qu'elle était endormie sur son canapé, après une soirée bien arrosée à Anglet.
Mathieu*, 32 ans, a été jugé ce mardi 27 janvier par le tribunal judiciaire de Bayonne pour une agression sexuelle survenue le 20 mai 2023. Ce jour-là, il se retrouve avec son amie Laurie* et sa compagne Mathilde*, 37 ans, pour partager un déjeuner et des boissons dans une cidrerie. L’après-midi se déroule au bowling puis dans un bar. Plus tard, il leur propose de passer la nuit dans son studio.
En pleine nuit, alors que Mathilde s'est installée sur le canapé, elle se réveille en découvrant que Mathieu s'y est glissé. Il lui aurait alors introduit un doigt dans son vagin. Profondément choquée, Mathilde alerte Laurie et se venge de manière impulsive en frappant Mathieu, tandis que les deux femmes détériorent son appartement avant de quitter les lieux. Le lendemain, elles portent plainte à la gendarmerie.
Des déclarations contradictoires
Le médecin ayant examiné la victime n'a relevé aucune lésion, ce qui a conduit le parquet à retenir l'accusation d'agression sexuelle plutôt que celle de viol, faute de preuves tangibles. En garde à vue, Mathieu a déclaré ne se souvenir de rien et a évoqué « des rêves semi-érotiques » lorsqu’il consomme de l’alcool. Il a déclaré qu’il pensait s’être glissé dans le lit de Laurie, avec qui il a eu des relations passées, et qu’il avait fait une confusion sur l'identité de sa « victime ».
Devant le juge, ses déclarations apparaissent incohérentes : il admet s’être réveillé « confus » sur le canapé, après avoir « couché en mode automatique », avant d’affirmer qu'il s'était réveillé « sous les coups » de la victime. Au moment de son audition, il présentait un bleu à l'œil.
Le procureur a requis deux ans de prison, dont un an ferme. Le tribunal a ensuite suivi cette recommandation. Mathieu purgera sa peine sous bracelet électronique et devra verser 5 000 euros à la victime pour préjudice moral.
*Les prénoms ont été modifiés







