L'inéligibilité de Jacques Bompard, ancien maire d'Orange et figure de l'extrême droite, a été levée par la cour d'appel de Nîmes. Cette décision lui permet de se présenter lors des élections municipales à venir, après sa condamnation de mars 2021 pour prise illégale d'intérêt.
Ce verdict arrive dans un contexte particulier, puisque son fils, Yann Bompard, a récemment été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille à cinq ans d'inéligibilité et 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire.
L'avocat de Jacques Bompard, Me Gilbert Sindrès, a commenté cette situation singulière, déclarant : "Hier, Yann Bompard est écarté de la mairie et ne peut se représenter, et ce matin son père retrouve l'éligibilité, le tout sur deux juridictions distinctes." Cette actualité fait écho aux répercussions qui pourraient en découler pour la dynamique politique à Orange.
Jacques Bompard, âgé de 82 ans, exprime sa surprise face à la décision, mais affiche déjà son intention de se lancer dans la course municipale. Il a affirmé : "Ma popularité reste intacte", comme rapporté par Ici Provence.
Yann Bompard, pour sa part, a indiqué son intention de faire appel de sa condamnation, espérant pouvoir participer aux élections municipales de 2032.
Jacques Bompard, qui a été maire d'Orange depuis 1995, avait précédemment été condamné à six mois de prison avec sursis en mai 2019. En mars 2021, il avait reçu une peine d'un an de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité. Son avocat souligne que la décision récente pourrait potentiellement influer sur l'avenir politique à Orange.
La cour a probablement jugé qu'il serait injuste d'empêcher Bompard de se représenter, étant donné que si sa candidature était repoussée, cela équivaudrait à prolonger sa peine d'inéligibilité jusqu'en 2032.
Les allégations contre Jacques Bompard portent sur des transactions immobilières impliquant des biens vendus à sa fille et son gendre, ainsi que l'achat de terrains via une société civile immobilière avec son épouse.
Élu sous l'étiquette Front national en 1995, Jacques Bompard a quitté le parti en 2005 pour fonder la Ligue du Sud en 2010, dont il est toujours le président. Cette nouvelle le place au cœur d'une attention renouvelée, tant médiatique que politique, alors qu'Orange se prépare pour des élections décisives.







