Après avoir appris qu'il pouvait à nouveau briguer un mandat, Jacques Bompard a organisé une conférence de presse pour formaliser sa candidature à la mairie d'Orange, dans le Vaucluse. Son fils, Yann Bompard, fait également parler de lui en faisant appel d'une peine d'inéligibilité qui le touche directement.
"J'ai été surpris", a commenté Jacques Bompard, lors de son allocution ce 27 janvier 2026. Ancien maire d'Orange de 1995 à 2021, Bompard a vu la Cour d'appel de Nîmes stipuler la réduction de sa peine d'inéligibilité, précédemment maintenue jusqu'en novembre 2026. Cette décision intervient après une condamnation pour prise illégale d'intérêts.
Âgé de 82 ans, Bompard aspire à retrouver son ancien poste lors des élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Sa candidature est d'autant plus symbolique que son fils, qui l'a remplacé pendant son inéligibilité, s'est récemment vu infliger une peine de cinq ans d'inéligibilité pour détournement de fonds publics.
Dans un contexte familial tendu, la famille Bompard espère conserver son influence au sein de la mairie d'Orange. "Ma popularité est intacte", a affirmé Jacques au cours de la conférence, soulignant son désir de servir à nouveau la communauté orangeoise. Son fils, Yann, est également resté sur le devant de la scène, déclarant n'avoir "aucun regret" malgré sa condamnation pour emploi fictif à l'Assemblée nationale. Il s'est projeté vers les municipales de 2032 en affirmant : "Je reviendrai avec grand plaisir".
Cette dynamique intergénérationnelle soulève des enjeux politiques importants pour Orange. Les électeurs seront appelés à trancher entre la continuité d'un héritage Bompard ou une nouvelle direction pour leur municipalité. Selon des analystes politiques, les choix des électeurs refléteront leurs perceptions de la gestion passée ainsi que leurs attentes futures pour la ville.







