Le retour du corps de Ran Gvili scelle la promesse israélienne de ramener tous les otages du 7 octobre 2023 sur le sol national. Pourtant, la lutte n’est pas terminée, car le Hamas demeure actif dans la bande de Gaza, défiant les objectifs affichés par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou.
Les messages de soulagement ont inondé les rues d'Israël après l'annonce du rapatriement de Ran Gvili, le dernier otage retrouvé après les attaques du 7 octobre 2023. "Les rubans jaunes peuvent être enlevés. Ran Gvili est de retour chez lui. La mission est accomplie", a déclaré Yoav Limor, journaliste de Israel Hayom. Après 843 jours d'angoisse, la famille et la nation voient leur douleur transformée en soulagement même si des sentiments contraires subsistent.
Les larmes de joie étaient palpables : "‘Ils l’ont retrouvé !’, entendais-je partout", raconte Ben Dror Yemini dans Yediot Aharonot. Ce retour permet à la nation de panser ses blessures, mais il fait aussi écho à la réalité d’un conflit encore loin d’être résolu.
Une fin et un commencement
Le retour de Ran Gvili met un terme à un chapitre tragique qui a laissé des cicatrices sur la société israélienne. A la une de The Jerusalem Post, l'éditorial soulignent que "personne n’a été laissé derrière", tout en ajoutant que la lutte contre le Hamas reste cruciale. En effet, la sécurité d’Israël est remise en question tant que le groupe militant persiste.
"C'est un moment cathartique," écrit David Horovitz dans Times of Israel. Cependant, pour beaucoup, le premier objectif d’éliminer le Hamas est encore un rêve lointain. Les observateurs politiques, comme Amos Harel dans Ha’Aretz, rappellent que les promesses de victoire ne se traduisent pas nécessairement par la paix et que le Hamas continue de maintenir son emprise sur Gaza.
Un avenir incertain
Malgré le rapatriement des otages, la nation israélienne se trouve à un carrefour. "Nous devons réaliser que la guerre à Gaza est finie", note Harel, soulignant l'urgence de repenser les stratégies israéliennes face à une réalité complexe marquée par l'influence persistante de pays comme le Qatar et la Turquie.
Le retour de Ran Gvili, symbole de sacrifice, doit aussi servir de repère pour le futur d'Israël. Dans les mots de Maariv, "Après ce moment de joie, place à une introspection nécessaire. Ce jour dépend de nous." Les familles des otages peuvent désormais entamer un processus de guérison, tout comme un Israël qui a besoin de se reconstruire. Ce retour, bien que symbolique, pourrait orienter le pays vers une ère de réévaluation et de résilience.







