Les générations nées à partir de 1961 pourraient voir l'âge de leur départ à la retraite reculé à 64 ans, notamment pour ceux nés en 1964 et après. Ce projet, alimenté par les stratèges de l'Élysée, pourrait prendre forme rapidement.
Dans la foulée des élections, les conseillers d'Emmanuel Macron, dirigés par Alexis Kohler, envisagent un recul de l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Des discussions sont déjà en cours pour intégrer cette mesure dans le prochain projet de loi de finances de la Sécurité sociale.
Une réforme aux enjeux financiers
Selon Les Échos, les individus nés en 1961 pourraient prendre leur retraite à 62 ans et demi dès 2022-2023, avec un ajustement progressif de six mois pour les générations suivantes jusqu'à 64 ans en 2028-2029. Cette initiative pourrait permettre d'économiser 14 milliards d'euros d'ici 2026, mais elle pourrait aussi inclure des exceptions pour ceux qui ont commencé à travailler tôt ou qui souffrent d'invalidités.
Un équilibre politique fragile
Le contexte politique rend la situation d'autant plus délicate. Les partenaires sociaux craignent des tensions à l'approche de la rentrée, d'où l'idée d'abandonner la suppression des régimes spéciaux pour apaiser le dialogue avec les syndicats. Toutefois, le rapport entre emploi des seniors et chômage reste préoccupant. Des experts soulignent que le recul de l'âge de la retraite pourrait aggraver le chômage à court terme, d'où la nécessité d'un soutien pour l'emploi des plus de 55 ans.
Une réponse stratégique à la concurrence politique
Alors que des figures de la droite comme Xavier Bertrand réclament un report à 65 ans et que Marine Le Pen propose un retour à 60 ans, le projet de l'Élysée vise à réaffirmer son autorité réformatrice. Un ministre l'a souligné : "Les citoyens doivent se sentir motivés à renouveler leur confiance en Emmanuel Macron". Cette dynamique incarne la volonté du président de réengager le mouvement réformateur, tout en surveillant la réception du public.







