Elias a perdu la vie d'un coup de machette pour son téléphone le 24 janvier 2025, tué par deux mineurs déjà connus des autorités. Depuis cette tragédie, sa mère, Stéphanie Bonhomme, évoque sans relâche les échecs du système judiciaire. « Nous obtiendrons des réponses », insiste-t-elle, en se remémorant le jour où son fils a été agressé sortant de son entraînement de football à Paris.
Les agresseurs, âgés de 16 et 17 ans à l'époque des faits, avaient déjà été signalés pour divers délits. Stéphanie dénonce les carences du système qui ont, selon elle, permis un tel drame. Elle a déclaré au micro de RTL: « La justice n’a pas protégé mon fils ». Sa lutte n’est pas seulement personnelle; elle met en lumière des problèmes systémiques, pointés par un rapport de l'Inspection générale de la Justice (IGJ) qui a signalé un « enchaînement de dysfonctionnements et de négligences » à travers différents services.
Des préoccupations subsistent concernant la gestion des cas des deux suspects, qui avaient reçu l’ordre de ne pas se croiser, alors qu'ils résidaient dans la même zone. Stéphanie, examinant le rapport, souligne que « la défaillance réside dans le manque d'une communication efficace ». Un expert en sociologie criminelle a commenté, affirmant que « cette tragédie est le reflet d’un système qui nécessite une réévaluation urgente pour mieux protéger nos jeunes ».
Une rencontre avec les magistrats prévue en février
Après la publication du rapport de l'IGJ, les parents d'Elias ont eu l'occasion de s'entretenir avec des représentants de la justice. « Ce fut un échange long et constructif », affirme Stéphanie, qui insiste sur l’importance de comprendre la logique derrière les décisions judiciaires. Une entrevue avec les magistrats traitant l'affaire d'Elias est programmée pour février, où elle espère obtenir des éclaircissements. « Savoir leur raisonnement pourrait apporter une forme de paix », précise-t-elle.
Stéphanie Bonhomme souligne qu'il n'y a aucune animosité de sa part, mais simplement un désir sincère de comprendre. Elle admet que d'éventuelles erreurs dans le processus doivent être abordées au niveau politique, suggérant que « le garde des Sceaux tranchera sur les mesures à appliquer ».
Elias sera toujours là
Un an après cette terrible perte, Stéphanie reste déterminée à faire vivre le souvenir d'Elias au sein de sa famille. « Nous continuons de célébrer sa mémoire dans nos histoires », affirme-t-elle, émue. Le procès lié à sa mort ne devrait pas se tenir avant le second semestre de 2027. « La vie s'est arrêtée pour nous ce jour-là, mais nous continuons pour nos autres enfants », conclut-elle, prête à se battre pour la justice de son fils.







