Le 16 mars dernier, une infirmière et un agent de sécurité du CHU Haut-Lévêque, situé à Pessac près de Bordeaux, ont été victimes d'une agression perturbante. Alors qu'ils patrouillaient dans les couloirs de l'hôpital, après avoir reçu des signalements de vols de téléphones portables, ils ont remarqué une femme sans-abri.
Les deux employés ont tenté d'intervenir et de suivre cette personne, qui s'est finalement réfugiée dans un placard. Malheureusement, la situation a pris une tournure violente alors que la femme les aurait agressés. L'infirmière, visiblement choquée, a déclaré avoir été étranglée avec le col de sa blouse, tandis que l'agent de sécurité faisait état d'injures et de menaces.
Selon l'avocat de l'infirmière, Me Guillaume Sapata, sa cliente ne souhaitait pas faire constater son incapacité de travail initialement, mais elle a été placée en arrêt maladie pour la semaine suivant l'incident. De son côté, l'agent de sécurité a encouragé une réaction ferme face à cette violence, qui devient de plus en plus préoccupante dans les établissements de santé.
Me Céline Abella, avocate de la suspecte âgée de 29 ans, a plaidé en faveur de la vulnérabilité de sa cliente, soulignant qu'elle cherchait simplement un refuge pour la nuit. Il est à noter que la suspecte, qui avait déjà un casier judiciaire, été arrêtée par la police et son précédent jugement de six mois de prison a été exécuté en attendant son procès, une décision qui soulève des questions sur la gestion des cas de violence dans les lieux sensibles.
Cette affaire met en lumière la tension croissante dans les hôpitaux français, où la sécurité des employés et des patients se trouve souvent compromise. Les professionnels de santé s'inquiètent des conséquences de cette violence, la qualifiant d'expression d'une détresse sociale plus large, que les institutions de santé doivent maintenant s'efforcer de combattre.







