Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a affirmé mardi depuis Paris que le Liban exige un « retrait total » des forces israéliennes. Dans le cadre des négociations en cours avec Israël, il a également plaidé pour le retour des prisonniers et des déplacés libanais. Cette déclaration survient alors qu'une nouvelle rencontre entre les deux parties est prévue jeudi à Washington.
Salam a ajouté que son pays avait besoin de « 500 millions d'euros pour faire face à la crise humanitaire au cours des six prochains mois ». Cette demande montre l'urgence de la situation, alors que de nombreuses familles continuent de souffrir des conséquences du conflit.
Dans une déclaration faite au journal Le Monde, l'expert en relations internationales, Marc Desgrées, a mentionné que ce retrait demande un consensus non seulement à l'échelle libanaise, mais également une implication internationale significative. La France, par la voix d'Emmanuel Macron, a aussi insisté sur le fait qu'Israël devait renoncer à ses ambitions territoriales dans la région.
Dans une note inquiétante, le Hezbollah a repris ses attaques contre Israël, affirmant que ces actions étaient en réponse aux violations flagrantes du cessez-le-feu par l'armée israélienne. Comme l’a rapporté BBC News, cette escalade intervient à un moment où la communauté internationale espérait une désescalade des tensions entre les deux parties.
Le climat reste tendu, et avec les élections régionales prévues prochainement, le gouvernement libanais doit naviguer entre demandes pressantes et la quête de stabilité.







