Ce jeudi 30 avril, Massoud Pezeshkian a déclaré que le blocus des ports iraniens par les États-Unis représente un "prolongement des opérations militaires", malgré un cessez-le-feu en place. Il a partagé ces propos sur X, insistant sur le fait que ce blocus, sous couvert de sécurité, n'est qu'une forme d'agression déplacée à l'encontre d'un pays qui lutte pour son indépendance.
"Ce qui se passe est intolérable. Le blocus naval américains est condamné à l'échec" a-t-il médiatiquement affirmé. Il a également mentionné que de telles mesures aggravent les tensions dans une région déjà instable, affirmant que l'impact des sanctions ne permettra pas d'améliorer la situation sécuritaire.
Le blocus des ports iraniens impose une pression depuis le 13 avril
Les remarques de Pezeshkian sont intervenues peu après que la décision des États-Unis, entrée en vigueur après le cessez-le-feu du 8 avril, a entraîné une hausse notable des prix du pétrole, amplifiant les préoccupations économiques à l'intérieur du pays. Il en a également profité pour rappeler à ses concitoyens que ces actions ne feront qu'accroître l'instabilité au sein du Golfe.
Les forces armées iraniennes, prenant en compte cette nouvelle situation, reaffirment leur volonté de garder le contrôle stratégique du détroit d'Ormuz, crucial pour le transit de 20 % des hydrocarbures mondiaux. L'ancien commandant des Gardiens de la Révolution, Mohsen Rezaei, a également averti que si le blocus devait perdurer, l'Iran pourrait envisager des représailles.
Vers un renforcement des capacités navales irakiennes
Pezeshkian a noté des rumeurs sur le déploiement imminent d'armements navals avancés, augmentant ainsi la tension dans la région. Dans cette même optique, le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a tenté de minimiser l'impact du blocus, soutenant que la résilience de l'industrie pétrolière devrait compenser les effets négatifs des sanctions.
La situation reste tendue, et les observations d'experts, telles que celles rapportées par BFMTV, soulignent l'incertitude croissante quant à la capacité des négociations de paix entre l'Iran et les États-Unis de prévenir une escalade militaire majeure.







