L’enquête sur Aurore Bergé, accusée de faux témoignage, a été clôturée sans poursuites.
Le parquet a annoncé le 4 mai 2026 que l’enquête diligentée par la Cour de justice de la République (CJR) sur Aurore Bergé, soupçonnée d'avoir fourni de faux témoignages sur des relations avec une lobbyiste des crèches privées, a pris fin sans mise en examen. Selon des sources judiciaires, le dossier a été transmis au ministère public pour examen. "Aucune mise en examen n'est survenue dans cette affaire," a précisé le procureur général de la Cour de cassation, confirmant des informations publiées par Ouest-France.
Me Jade Dousselin, avocate de Bergé, a déclaré : "Cette décision relève pleinement des magistrats de la CJR." Elle a précisé qu'il n'était pas de sa responsabilité de communiquer sur ce sujet, insistant sur le fait que sa cliente a toujours catégoriquement démenti les accusations à son encontre, allant jusqu'à déposer une plainte pour diffamation.
Contexte et déroulement de l'enquête
L’information judiciaire a été ouverte début 2025 suite à des alertes de députés de La France insoumise et du groupe Écologiste, qui soupçonnaient Bergé d'une dissimulation de relations avec les lobbies, lors d'une commission d'enquête sur le modèle économique des crèches, le 30 avril 2024. Aurore Bergé, alors ministre en charge des Familles, avait été entendue sous le statut de témoin assisté en juin et octobre 2025.
Lors de ses auditions, elle avait juré qu’elle n’avait aucun lien personnel ou amical avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches (FFEC). Cette enquête visait à comprendre la nature de la relation entre elles. Dans son livre intitulé Les Ogres, le journaliste Victor Castanet évoquait un prétendu "pacte de non-agression" entre Bergé et Hervy, ce qui a également conduit la FFEC à porter plainte pour diffamation à son encontre.
Dans un climat où le secteur des crèches privées est soumis à une attention croissante, cette affaire soulève des questions sur la transparence et l'intégrité des acteurs politiques et des entreprises. Les préoccupations persistent quant à l'avenir des crèches en France, en particulier à la lumière des révélations récentes sur des pratiques controversées dans le secteur.







