C'est une nouvelle escalade dans les relations déjà tendues entre les États-Unis et l'OMS. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a déclaré mardi que l'OMS avait "un peu tardé" à détecter l'épidémie d'Ebola qui sévit actuellement en République Démocratique du Congo (RDC).
Lors d'une conférence de presse, Rubio a exprimé comment les États-Unis allaient répondre à cette crise. "Le principal acteur sera évidemment les CDC (Centres de contrôle et de prévention des maladies), mais il est regrettable que l'OMS ait pris du retard à identifier cette épidémie", a-t-il ajouté.
Une réponse américaine ajustée face à la crise
Marco Rubio a aussi annoncé que les États-Unis avaient débloqué 13 millions de dollars pour des opérations "d'intervention immédiate", avec l'objectif d'ouvrir environ 50 cliniques pour traiter les cas d'Ebola en RDC, pays touché où un citoyen américain a été testé positif. "C'est un défi logistique, car cette région est isolée et est touchée par des conflits armés", a-t-il précisé. "Nous allons investir massivement là-bas", a-t-il promis.
Ces tensions ne sont pas nouvelles ; sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis s'étaient retirer de l'OMS, réduisant également leurs financements à des agences comme USAID, qui avait un rôle clé dans les précédentes vagues d'Ebola. Cette nouvelle crise met encore plus en lumière les failles de coordination entre ces entités. Selon un rapport de Le Monde, l'OMS a reconnu le 20 mai que l'épidémie avait causé plus de 130 décès, ajoutant que sa rapidité et son ampleur nécessitaient une intervention urgente.
Les États-Unis et leurs actions sur le terrain resteront sans aucun doute au centre de l'attention, à mesure que la situation évolue. Les experts en santé publique, tels que Dr. Marie-Thérèse Sikanoka de l'Institut Pasteur, soulignent que "la rapidité de la réaction est cruciale pour contenir l'épidémie".
Pour plus d'informations sur l'épidémie d'Ebola, consultez notre dossier complet.







