Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, s'est exprimé le 30 mai sur l'« escalade dangereuse et sans précédent » des actions israéliennes, alors que les troupes progressent dans le sud du Liban et réalisent des frappes massives. Dans un discours télévisé, Salam a insisté sur l'importance d'un cessez-le-feu immédiat, appuyant également la nécessité de négociations avec Israël, malgré l'opposition du Hezbollah. Selon lui, cette approche constitue « la voie la moins coûteuse » pour le Liban.
« Face à l'escalade israélienne alarmante ces derniers jours, il est crucial de renforcer les efforts politiques et diplomatiques pour obtenir un cessez-le-feu rapide et effectif », a affirmé Salam. Il a dénoncé une « politique de la terre brûlée » menée par Israël, qui, selon lui, entraîne des destructions massives et cause des déplacements de population, sans garantir la sécurité ni la stabilité tant recherchées.
Un appel à la raison au cœur des tensions
Evoquant les pourparlers en cours depuis avril avec Israël, il a précisé que, bien que les résultats ne soient pas assurés, ces discussions sont nécessaires pour protéger les intérêts du Liban. Ce processus de négociations a pris une nouvelle dimension, au moment où des délégations militaires des deux pays se retrouvaient à Washington pour planifier un nouveau round de pourparlers. Prévu les 2 et 3 juin, ce dialogue se déroule dans un contexte où les opérations militaires israéliennes continuent de s'intensifier au Liban, ciblant principalement le Hezbollah.
Des experts en relations internationales, comme le politologue Jean-Pierre Filiu, soulignent que la diplomatie reste l'unique recours pour éviter une escalade catastrophique dans la région. « Les enjeux sont trop importants pour qu'un accord soit impossible », affirme-t-il. Alors que les tensions sont à leur comble, la communauté internationale observe avec inquiétude, espérant que le dialogue prévaudra sur la violence.







