Lors de la réunion du G7 qui se tiendra ce mardi 16 juin à Évian, la guerre en Ukraine sera au centre des discussions. La présence de Volodymyr Zelensky est cruciale, alors qu'il tentera de rallier le soutien des alliés de Washington, notamment Donald Trump, qui reste jusque-là hésitant à afficher son appui explicite face à Vladimir Poutine.
Les discussions aborderont également le Moyen-Orient, un sujet toujours brûlant à l'agenda des chefs d'État et de gouvernement des principales nations telles que l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, et le Royaume-Uni. Un déjeuner de travail est prévu pour aborder les crises qui secouent la région, notamment la guerre entre les États-Unis et Israël contre l'Iran. L'Égypte, les Émirats arabes unis, et le Qatar, qui a joué un rôle clé dans la médiation entre Washington et Téhéran, seront également présents.
Zelensky est attendu dès ce mardi matin pour participer à une réunion axée sur la paix et la sécurité, tant pour l'Ukraine que pour l'Europe. Il espère avoir l'occasion de s'entretenir en tête-à-tête avec Donald Trump, la dernière rencontre remontant à décembre dernier à Mar-a-Lago, en Floride.
Bien que Trump n'ait pas planifié de réunion bilatérale avec Zelensky, il a assuré lors d’une déclaration récente avoir eu une "très bonne conversation" tant avec Zelensky qu’avec Poutine. "Nous pourrions peut-être trouver un moyen d'avancer", a-t-il ajouté, tout en déplorant les lourdes pertes humaines résultantes du conflit.
Les frappes meurtrières de la Russie, qui ont causé la mort d'au moins 11 personnes et détruit une cathédrale historique à Kiev, ont conduit Zelensky à demander un renforcement du soutien international, notamment en matière de défense aérienne.
Sur le terrain, les dirigeants européens et le Canada soutiennent d'ores et déjà le président ukrainien. Par exemple, le Royaume-Uni a annoncé une aide en uranium enrichi pour les centrales nucléaires ukrainiennes, accompagnée de nouvelles sanctions contre la Russie, selon le Premier ministre britannique Keir Starmer.
"Unité et détermination"
Starmer a également condamné les "frappes barbares" de la Russie et a exprimé l'intention de "monter d'un cran" les efforts pour réduire les ressources alimentaires de la guerre de Poutine, en soutenant l'Ukraine pour les hivers à venir. Une source gouvernementale italienne a souligné l'importance cruciale de l'Ukraine lors de ce sommet.
António Costa, président du Conseil européen présent à Évian, a abondé dans le sens d'une "unité et une détermination" indispensables du G7 pour mettre fin au conflit. La participation de Zelensky aux discussions est jugée "particulièrement importante".
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a exprimé son admiration pour l'Ukraine, qui continue de défendre ses lignes et regagne même certains territoires. Elle a salué la capacité de Kiev à frapper des cibles stratégiques en Russie.







