La récente opération militaire américaine qui a abouti à la capture de Nicolás Maduro, ancien président du Venezuela, a été marquée par des pertes tragiques. Selon des rapports émanant des gouvernements vénézuélien et cubain, 55 militaires ont trouvé la mort durant cette intervention, une offensive qui suscite d'ores et déjà de vives tensions dans la région.
Cuba a révélé mardi les noms de 32 soldats cubains tués lors de l'opération, tandis que le Venezuela a annoncé la mort de 23 membres de ses forces armées. Cette publication fait suite à des jours de tensions croissantes entre le pays et les États-Unis, qui ont intensifié leurs efforts militaires en raison des accusations portées contre Maduro, notamment de "narcoterrorisme" à New York.
Les États-Unis, de leur côté, qualifient cette opération de "police" visant à combattre le trafic de drogue, mais cette interprétation est contestée par de nombreux pays et organisations internationales. L'ONU a exprimé sa profonde préoccupation, affirmant que cette intervention compromet les principes fondamentaux du droit international.
Les experts en relations internationales, tels que le professeur Marc Antonin de l'Université Paris-Sorbonne, affirment que les conséquences de cette opération sont susceptibles de provoquer une escalade des tensions géopolitiques en Amérique Latine. Selon lui, "ce genre d'intervention militaire pourrait non seulement exacerber la crise humanitaire au Venezuela, mais également affecter la stabilité de toute la région".
En somme, cette affaire soulève des questions cruciales sur la légitimité des interventions militaires et sur le coût tragique pour les vies humaines engendré par des conflits d'intérêt géopolitique.







