La capitale britannique a enregistré une baisse significative des homicides, avec 95 cas en 2024, un chiffre qui n'avait pas été aussi bas depuis 2014. Ce développement survient malgré une augmentation de la population de plus de 500 000 habitants durant la même période, selon les rapports de la mairie et des autorités policières.
« Les chiffres montrent une tendance positive », a déclaré Sadiq Khan, maire de Londres, répondant aux critiques constantes qu’il reçoit concernant sa gestion de la sécurité. « Ces statistiques attestent de notre engagement à lutter contre la criminalité tout en visant à comprendre et traiter ses causes profondes. » Toutefois, comme le souligne le site d'information Le Parisien, cette affirmation est souvent contestée par l'opposition, notamment le Parti conservateur et le parti Reform UK, qui déclarent la ville de moins en moins sûre, en particulier pour les femmes.
Des résultats encourageants en matière de sécurité
Impactant la perception générale de la sécurité, la baisse de 20 % des violences ayant causé des blessures et l’effondrement des incidents impliquant des armes à feu, qui ont chuté de plus de 50 % en sept ans, témoignent des efforts déployés par les forces de l’ordre. De plus, le taux d'homicides touchant les jeunes de moins de 25 ans a diminué de 74 % entre 2015 et 2017.
Les autorités sécuritaires notent que le taux d'homicides à Londres demeure inférieur à celui de grandes villes telles que Los Angeles ou New York. Cependant, les données n'incluent pas une révision des autres types de criminalité, et selon des sources, les vols à main armée ont connu une hausse préoccupante de 25 % entre 2019 et 2024.
Laila Cunningham, désignée candidate du parti Reform UK pour la prochaine élection municipale de 2028, a déclaré que la criminalité serait l'un des principaux sujets de sa campagne, insistant sur le fait que de nombreux Londoniens se sentent en danger dans leur vie quotidienne. Ce climat incertain continue de nourrir des débats animés au sein de la politique locale et des discours publics.
Dans ce contexte, la Met Police continue d'affirmer que Londres demeure une ville où il fait bon vivre, travailler et se divertir. L'avenir proche de la ville sera déterminé par la manière dont les responsables politiques et les forces de l'ordre s'attaqueront à ces défis tout en renforçant les progrès réalisés jusqu'ici.







