Un retournement inattendu secoue la campagne municipale à Cabestany. À seulement quelques semaines des élections, le Rassemblement national (RN) a décidé de retirer son soutien à Jean-Pierre Brazès, qui, pour sa part, continue de défendre sa liste. Ce samedi 10 janvier, la situation a pris une tournure inattendue en raison de désaccords liés à certaines alliances qui ont conduit le parti à agir ainsi.
En effet, le RN s'est opposé à la présence de certaines figures sur la liste de Brazès, notamment Colette Appert, représentant l'Union des démocrates et indépendants (UDI), et Jacques Cataldo, candidat de Reconquête. Ce retrait de l'investiture a allumé une flamme de tensions au sein du paysage politique local.
Dans la foulée, le RN a annoncé qu'il constituerait une nouvelle liste, dont le nom du futur candidat sera révélé le mardi 13 janvier. Parmi les noms en circulation, Olivier Mas-Boubay, directeur administratif et financier du théâtre de l'Archipel, est fréquemment cité. La commission nationale d'investiture du parti doit prendre une décision dans les prochaines heures.
Jean-Pierre Brazès, malgré ce revers, maintient sa candidature avec une liste d'union des droites. Il estime que seuls 4 ou 5 des 33 membres de sa liste initiale pourraient le quitter pour rejoindre le RN. Dans ses déclarations, il qualifie cette décision de "brutale et incompréhensible," rappelant une conversation avec Louis Aliot en janvier 2024 où il avait eu l'assurance de pouvoir poursuivre une politique d'union à Cabestany.
Ce coup de théâtre pourrait bénéficier à la maire sortante, Édith Pugnet, qui se présente à sa réélection. Pugnet a exprimé ses doutes quant à la viabilité d'une liste constituée à la hâte, soulignant le fait qu'une campagne ne s'élabore pas dans la précipitation. "Cabestany mérite mieux," a-t-elle ajouté, suggérant que la situation actuelle pourrait semer la confusion parmi les électeurs.
À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars, la dynamique politique à Cabestany s'installe dans un climat d'incertitude, avec désormais quatre candidats en lice. La tension monte et tous les yeux se tournent vers les réactions des électeurs face à ces bouleversements.







