Le 19 janvier, la France a rejeté l'invitation lancée par Donald Trump pour rejoindre un Conseil de paix, jugeant que les propositions avancées enfreignent les principes fondamentaux de l'ONU. L'entourage d'Emmanuel Macron a rapidement réagi pour préciser qu'il n'y aurait pas de suite favorable à cette invitation.
Cette décision pourrait décevoir le président américain. Comme d'autres nations, la France a été consultée sur ce nouveau Conseil dont le but initial était de traiter la crise à Gaza. Toutefois, les négociations ont vite révélé que la charte du Conseil de paix allait au-delà de ce cadre limité, soulevant des interrogations cruciales sur le respect des fondements des Nations Unies. Une source proche du gouvernement français a souligné : "Nous n pouvons pas compromettre les baselines établies par l’ONU."
Une critique claire envers l'ONU
Selon un document du Conseil de paix, que l'AFP a pu consulter, il est stipulé que cette organisation vise à garantir la stabilité et à établir une gouvernance légitime dans les zones en conflit. Cela soulève des préoccupations pour Paris, qui perçoit cela comme une remise en cause directe de l'ONU. Le texte met en avant des critiques à l'égard des institutions existantes qui ont, selon lui, échoué par le passé, tout en plaidant pour une structure de paix internationale plus efficace.
En réaction, le ministère français des Affaires étrangères a exprimé son "attachement à la Charte des Nations unies", affirmant que celle-ci est essentielle au multilatéralisme et au respect du droit international. "Il est primordial que les États évitent de se laisser influencer par des logiques de pouvoir ou d'arbitraire dans la résolution des conflits", a-t-il noté dans un communiqué.
Conditions d'adhésion strictes
En plus de la France, quinze autres pays, y compris des nations comme l'Italie, l'Argentine et le Canada, ont reçu des invitations selon des critères encore flous. Un élément notable est que pour devenir membre du Conseil de paix, une nation doit s'engager à verser la somme conséquente d'un milliard de dollars. "Chaque État membre obtient un mandat de trois ans, sauf ceux qui respectent cette condition financière," a précisé un porte-parole de l’administration américaine, une exigence qui soulève des interrogations sur l’intégrité de ce processus.
Les répercussions de cette initiative de Donald Trump ne sont pas encore totalement prévisibles, mais les critiques sévères venant de la France et d'autres pays pourraient signaler une rupture potentielle avec la diplomatie traditionnelle, marquant ainsi un tournant significatif dans les relations internationales.







