Angela Vergara, députée colombienne connue pour son soutien à Donald Trump et à sa politique anti-immigration, fait face à une situation personnelle qui remet en question ses convictions. En effet, son fils, Rafael Alfonso, est retenu depuis près de trois semaines dans un centre de détention en raison de l'intervention de l'ICE, l'agence américaine de contrôle de l'immigration. Dans une vidéo émotive diffusée sur les réseaux sociaux, elle a partagé son désespoir face à des conditions qu'elle qualifie d'« inhumaines ».
« Il est détenu de manière injuste et dans des conditions épouvantables », a-t-elle déclaré, ajoutant que son fils avait respecté les règles en possédant un permis de travail et en attendant sa comparution prévue pour 2028. Vergara a souligné que son fils n'avait aucun antécédent judiciaire, ce qui la rend d'autant plus amère vis-à-vis de la situation. Son cas rejoint celui de nombreux Colombiens vivant une situation complexe aux États-Unis.
La réaction du public a été vive sur les réseaux sociaux, remettant en question le soutien passé de Vergara à une politique qu'elle subit désormais. Face aux critiques, elle a tenté d'éclaircir sa position : « Défendre l'application de la loi ne veut pas dire tolérer les abus », a-t-elle expliqué. Elle a toujours plaidé pour un traitement humain des Colombiens, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.
Une lettre à Gustavo Petro, le président
En réponse à cette situation, Vergara a adressé un message au président colombien, Gustavo Petro, lui demandant d'intervenir pour aider son fils et d'autres Colombiens dans des situations similaires, soulignant l'urgente nécessité de mécanismes pour assurer un retour digne. Sa lettre reflète une inquiétude croissante parmi la communauté hispanique, dont de nombreux membres avaient voté pour Trump, malgré ses promesses de « mener la plus grande opération d'expulsion » de l'histoire.
Cette dynamique soulève des questions chez les optants hispaniques, alors que les chiffres montrent une baisse significative de l'approbation de Trump. Selon un récent sondage du Pew Research Center, 70 % des Hispaniques vivant aux États-Unis désapprouvent la gestion de l'immigration par le président. La situation de Vergara illustre ainsi une ironie tragique : celui qui a soutenu une politique de rejet pourrait désormais en réaliser les conséquences sur un plan personnel.







