L’Autorité palestinienne, l’Égypte et le Qatar ont exprimé leur indignation après l’adoption, par le gouvernement israélien, de nouvelles mesures foncières accusées de renforcer son contrôle sur la Cisjordanie. Ces décisions alimentent des craintes croissantes d'une possible annexion de ce territoire palestinien occupé. Tout récemment, le cabinet de sécurité israélien a approuvé le lancement d’un processus d’enregistrement foncier, une première depuis l’occupation de 1967. Cette décision, selon des rapports de la radio militaire israélienne, a été précédée par l’adoption d’un texte facilitant les achats de terres par les colons.
Le ministre des Affaires étrangères palestinien a condamné fermement cette initiative, affirmant qu’elle marquait le début d’un processus d’annexion. Pour lui, ces nouvelles mesures sont légalement invalides et ne font qu’exacerber les tensions dans la région. De son côté, le gouvernement égyptien a qualifié ces annonces d'escalade dangereuse, soulignant qu'elles représentent une violation des accords internationaux. Le Qatar, par le biais de sa diplomatie, a dénoncé ces actions, les qualifiant d'extensions des projets israéliens visant à priver le peuple palestinien de ses droits.
Mettre de l’ordre
Une semaine auparavant, le gouvernement israélien avait déjà suscité de vives critiques en approuvant des mesures favorisant l'acquisition de terres par des colons, y compris l’annulation d’une loi interdisant aux juifs d’acheter directement des terrains en Cisjordanie. Ces décisions ont également prévu l'administration par Israël de certains sites religieux, même situés dans des zones sous contrôle de l'Autorité palestinienne.
Sur ces questions, le ministre israélien des Affaires étrangères a défendu la légalité des mesures, affirmant qu’elles visaient à mettre de l’ordre dans les procédures d’enregistrement foncier. Selon ses dires, l’Autorité palestinienne serait la première à avoir enfreint des règles, menant des enregistrements fonciers considérés comme illégaux dans des zones sous contrôle israélien selon les accords d’Oslo de 1993.
Depuis 1967, la colonisation s’est intensifiée sous tous les gouvernements israéliens, et ce, particulièrement depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque sans précédent du Hamas. À l’heure actuelle, plus de 500 000 Israéliens vivent dans des colonies que l’ONU estime illégales, entourés de près de trois millions de Palestiniens.







