Tous les pays expriment leurs inquiétudes face à une potentielle paralysie du détroit d’Ormuz, particulièrement critique pour le commerce mondial, en raison de la situation tendue provoquée par la coalition menée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Pour aborder cette crise, la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a appelé à une vidéoconférence avec 35 autres nations ce jeudi.
« Le Royaume-Uni a réussi à unifier 35 pays autour d'une déclaration d'intention visant à renforcer la sécurité maritime dans le Golfe », a souligné le Premier ministre britannique Keir Starmer lors d'une déclaration matinale, annonçant cette réunion importante.
Objectif : rétablir la circulation des marchandises
Durant cette rencontre, les participants examineront les solutions diplomatiques et politiques envisageables pour restaurer la liberté de navigation, garantir la sécurité des navires et des marins en difficulté, ainsi que rétablir les échanges commerciaux essentiels.
Starmer a également noté que des conversations au niveau des « planificateurs militaires » des pays participants seraient prévues afin d'évaluer les capacités à rendre le détroit accessible et sécurisé une fois le conflit apaisé.
Depuis le début des hostilités, le 28 février, déclenchées par des frappes israélo-américaines, Téhéran a considérablement entravé la circulation dans le détroit d’Ormuz, par où transite environ 20 % de la production pétrolière mondiale, ainsi que du gaz naturel liquéfié. Cette situation a entraîné une flambée des prix des hydrocarbures, impactant l'économie mondiale.
Le 19 mars, plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon, ont publié une déclaration conjointe indiquant leur disponibilité à contribuer à la sécurisation du détroit, message qui a depuis trouvé un écho chez une trentaine d'autres nations.
Les critiques de Donald Trump envers l’Europe
Cette réunion se déroule au moment où les États-Unis font pression sur les nations dépendantes du transport maritime dans le détroit pour qu'elles s’unissent afin de résoudre cette crise. Le président américain, Donald Trump, a récemment affirmé que les États-Unis ne « seront plus là » pour soutenir les pays dont l'approvisionnement en pétrole est tributaire du détroit d’Ormuz. Il a alerté la France, le Royaume-Uni et l’OTAN, en les accusant de ne pas apporter un soutien suffisant à l'effort militaire américain dans cette région.
Dans le cadre de cet échange, Trump désigne l'OTAN comme un « tigre de papier », augmentant ainsi les tensions entre les alliances traditionnelles. Son message à ses interlocuteurs internationaux reste clair : la nécessité d'une action collective pour garantir la sécurité du commerce maritime s'avère urgente et indispensable.







