L'Iran critique les exigences des États-Unis sur la scène internationale

L'Iran rejette les accusations américaines et dénonce des demandes démesurées.
L'Iran critique les exigences des États-Unis sur la scène internationale
©-, AFP - Des reproductions de missiles iraniens exposées devant le Musée de la Défense à Téhéran, le 31 mars 2026

Mercredi, l'Iran a accusé les États-Unis d'avoir des exigences "maximalistes et irrationnelles", en réponse à des déclarations récentes de Donald Trump. Celui-ci avait affirmé que l'Iran avait demandé un cessez-le-feu, une accusation que le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a qualifiée de "faux".

Baghaï a déclaré que des messages avaient été échangés via des intermédiaires, comme le Pakistan, mais qu'aucune négociation directe avec Washington n'était en cours. Il a exprimé sa frustration face aux attentes excessives des États-Unis.

Trump, sur son réseau Truth Social, a affirmé que Massoud Pezeshkian, le président iranien, aurait demandé un cessez-le-feu. Baghaï a vigoureusement nié cette affirmation.

En outre, Trump a précisé qu'il n'y aurait pas de trêve sans la réouverture du détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour le pétrole mondial, dont la fermeture par l'Iran pourrait perturber l'économie globale.

Ce discours de Trump est prévu pour 21h00 (01h00 GMT jeudi) et marque sa première allocution depuis le début des hostilités, le 28 février.

Un responsable de la Maison Blanche a indiqué à l'AFP que le président allait réitérer que l'armée américaine avait atteint tous ses objectifs, tout en prévoyant de mettre fin à l'opération dans un délai de deux à trois semaines, une déclaration qui semble avoir apaisé les marchés.

Massoud Pezeshkian a exprimé un désir "de mettre fin" aux combats, mais a posé comme condition des garanties de sécurité et des compensations financières. Dans une lettre ouverte au peuple américain, il a dénoncé les attaques israélo-américaines contre les infrastructures énergétiques iraniennes comme un "crime de guerre".

En ce qui concerne le détroit d'Ormuz, qui représente habituellement un cinquième du pétrole mondial, Trump a d'abord déclaré que cela ne relevait pas de sa responsabilité avant d'insister sur le fait qu'un cessez-le-feu dépendrait de sa réouverture. Il a menacé de bombarder l'Iran "jusqu'à l'anéantissement" si les hostilités continuaient.

La quasi-fermeture de ce passage maritime a déjà affecté le prix du pétrole, cultivant des craintes d'une inflation persistante. Les Gardiens de la Révolution ont réaffirmé que le détroit resterait fermé aux "ennemis" de l'Iran.

Dans ce contexte, Londres a annoncé une réunion virtuelle jeudi avec une trentaine de pays pour discuter des garanties de sécurité post-conflit dans le détroit d'Ormuz.

Malgré ces tensions, les marchés ont montré des signes d'optimisme avec des hausses tant sur les Bourses européennes que sur Wall Street. Cependant, le baril de pétrole Brent, bien qu'en légère baisse, reste au-delà des 100 dollars.

Les effets économiques du conflit se font sentir mondialement. Paschal Donohoe, le directeur général de la Banque mondiale, a exprimé ses inquiétudes concernant les répercussions de la guerre sur l'inflation, l'emploi et la sécurité alimentaire.

Concernant les actions militaires, des pays du Golfe ont subi des attaques iraniennes, comme aux Émirats, où une victime bangladaise a été signalée. En Israël, l'armée a déclaré avoir neutralisé plusieurs tirs de missiles en provenance d'Iran, tandis que des frappes israéliennes continuent dans la région, touchant Téhéran avec des explosions puissantes entendues dans la ville.

À Téhéran, des milliers d'Iraniens ont assisté aux funérailles d'un commandant tué, brandissant des pancartes proclamant "Vengeance". Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé que la campagne militaire contre l'Iran n'était pas terminée.

Au Liban, le bilan des frappes israéliennes s'élève à plus de 1 300 morts, avec des signalements récents de bombardements à Beyrouth. Le Hezbollah a contribué à intensifier le conflit après avoir attaqué Israël pour venger un leader iranien.

Israël prévoit également d'occuper des parties du sud du Liban à la fin des opérations militaires.

Lire aussi

L'Iran critique les exigences des États-Unis sur la scène internationale
L'Iran dénonce les demandes des États-Unis comme irrationnelles, tandis que les tensions au Moyen-Orient continuent d'augmenter.
01h33
Guerre en Iran : des nations unies pour sécuriser le détroit d’Ormuz
Une rencontre internationale rassemblant 36 pays se penchera sur la sécurité du détroit d'Ormuz, vital pour le trafic maritime.
1 avril
Trump affirme que l'Iran souhaite un cessez-le-feu, Téhéran conteste
Donald Trump annonce que l'Iran demande un cessez-le-feu, ce que Téhéran dément rapidement dans un contexte de tensions militaires croissantes.
1 avril
Le procès de Tempé : entre tensions et quête de justice pour les familles endeuillées
Le procès de la collision ferroviaire de Tempé en Grèce renaît au milieu des protestations des familles des victimes, appelant à la justice et à des réponses sur les erreurs fatales. Découvrez l'impact de cette tragédie.
1 avril
La chute du PDG d'Air Canada : une polémique linguistique sans précédent
Découvrez les répercussions de la prise de parole controversée du PDG d'Air Canada, Michael Rousseau, à la suite d'un tragique accident.
1 avril
L'Iran demande un cessez-le-feu : Donald Trump réagit sur la guerre au Moyen-Orient
Découvrez comment l'Iran a demandé un cessez-le-feu dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient et les déclarations de Donald Trump exigeant la réouverture du détroit d'Ormuz.
1 avril