Ukraine : Kiev fait état de 460 violations de la trêve de Pâques. Selon un rapport diffusé sur Facebook par l'état-major ukrainien, « 22 assauts ennemis, 153 bombardements et 275 frappes de drones FPV » ont eu lieu malgré l'annonce d'une trêve décidée par le Kremlin pour la Pâque orthodoxe, qui devait durer 32 heures à partir de samedi 16h. Le Kyiv Independent rapporte également que 101 affrontements ont été observés le long de la ligne de front. Le gouverneur de Koursk, Alexandre Khinchteïn, a accusé l'Ukraine d'avoir violé cette trêve. Un drone ukrainien aurait frappé une station-service à Lgov, blessant trois personnes, dont un bébé. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a averti que Kiev répondrait « coup pour coup » à toute agression. Par ailleurs, un échange de 350 prisonniers de guerre a été réalisé entre les deux pays.

Liban : des frappes israéliennes font 18 morts. Les opérations menées par l'armée israélienne à Saïda et à Nabatiyé ont causé la mort de 18 personnes, dont des secouristes du Hezbollah, d'après le ministère de la Santé libanais. Alors qu'Israël doit participer à des pourparlers avec le Liban, il a affirmé ne pas discuter d'un cessez-le-feu avec le mouvement chiite pro-iranien. Selon Axios, le gouvernement libanais a sollicité un « geste » d'Israël pour limiter davantage les frappes aériennes en attendant la réunion prévue.

Royaume-Uni : une manifestation de soutien à Palestine Action tourne au drame. Samedi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Trafalgar Square à Londres pour réclamer la levée de l'interdiction frappant le groupe pro-palestinien Palestine Action. Le Guardian rapporte que certains manifestants s'étaient déguisés en suffragettes et d'autres portaient des masques à l'effigie de Keir Starmer. Ce groupe mène une bataille judiciaire contre le gouvernement britannique, qui a interdit ses activités en raison d'accusations de vandalisme. La justice avait jugé cette interdiction « disproportionnée », mais un appel du gouvernement maintient l'interdiction pour l'instant, entraînant des sanctions possibles allant jusqu'à six mois de prison pour ceux qui expriment leur soutien au groupe.