Fraîchement réélu, Robert Ménard a récemment fait savoir son mécontentement à l'égard de deux présidents de comités de quartier, Claude Cluzel et José Ruiz, qui siègent sur les listes de ses opposants. Leur engagement a été noté lors d’une assemblée générale qui s’est tenue le 11 avril au matin au comité de quartier de La Crouzette, présidé par Cluzel, qui soutient le candidat Thierry Mathieu.
Ménard a exprimé son opposition à ce qu'il considère comme une politisation des comités de quartier. Il a déclaré : "Je ne veux pas d’une politisation des comités de quartier. Vous avez le droit de vous engager sur une liste, dans ce cas vous démissionnez". Cette intervention a provoqué des réactions huées de la part des sympathisants de Cluzel et Ruiz présents dans la salle, qui ont questioned : "Elle est où la liberté ?"
La démocratie en question
Dans un entretien, Claude Cluzel a rappelé son droit à l'engagement politique, déclarant : "Y a-t-il une règle de droit qui interdit à un responsable de comité de quartier d’être sur une liste ?" Cluzel critiquait l’état d’esprit de Ménard, soulignant que la séparation entre action locale et politique ne devrait pas être flou.
Julien Gabarron, député, a ajouté : "La seule question, c’est : est-ce un bon président ?" Il a affirmé qu’il n’y avait jamais eu de partisanisme dans les comités, qui demeurent des espaces d’engagement civique.
Les risques d'une politisation
De son côté, Ménard a réaffirmé que, bien qu’il ne demande pas aux dirigeants de démissionner, il met en garde contre les dangers de politiser ces instances. "Ce sont des lieux où l’on s’occupe des quartiers. J’espère que cette remarque sera suivie d’effets, qu’ils feront preuve de prudence", a-t-il déclaré.
Alors que Béziers observe un climat politique tense post-élection, la prochaine assemblée générale au Faubourg prévue pour le 18 avril pourrait raviver les tensions. Pendant ce temps, la mise en place des nouveaux conseils de quartier, comme l'exige la loi, avance.







