Selon un sondage réalisé par OpinionWay, 77% des Français sont désormais prêts à voir une femme accéder à la présidence, marquant un changement de mentalité notable depuis les deux décennies écoulées depuis la candidature de Ségolène Royal, la première femme à se qualifier pour le second tour en 2007. Malgré cette demande, aucune figure féminine ne s'impose clairement. Toutefois, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, semble se détacher du lot.
À l'approche des élections présidentielles de 2027, la question de la candidature féminine se pose avec insistance. Marine Le Pen, leader d'extrême droite, pourrait de nouveau briguer la présidence, si elle n'est pas condamnée dans l'affaire des assistants parlementaires européens prévue pour le 7 juillet. L'enquête d'OpinionWay illustre un large soutien pour une présidente, mais souligne un manque de personnalités féminines bien établies.
Aucune personnalité féminine ne s’impose
Les résultats témoignent d'une acceptation croissante du fait d'avoir une présidente, mais il reste encore du chemin à parcourir. Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, connue ; elle plafonne à 37% de potentiel électoral, tandis que d'autres figures politiques comme Sandrine Rousseau et Élisabeth Borne enregistrent des scores moins impressionnants respectivement de 21% et 22% (source Liberation).

Dans ce contexte, Carole Delga émerge comme une candidate surprenante. Bien que sa notoriété ne soit que de 28%, son potentiel électoral atteint 35%, plaçant ce score à un niveau comparable à celui de Sarah Knafo et Christine Lagarde. De plus, 47% des Français qui la connaissent estiment qu'elle a une vision pour la France, un chiffre qui dépasse toutes ses concurrentes.
Delga peu connue mais créditée d’avoir une vraie vision
Ce paradoxe fait de Delga une candidate intrigante dans le paysage politique. Là où d'autres peinent à capitaliser sur leur notoriété, elle semble transformer sa visibilité limitée en crédibilité. Bien que son message ne convienne pas à tous, notamment aux Insoumis et écologistes, elle attire un soutien notable parmi les classes populaires, traditionnellement délaissées par le Parti Socialiste.

Carole Delga, qui a récemment décidé de renoncer à se porter candidate à la mairie de Toulouse, est actuellement en tournée pour rencontrer les habitants de sa région. Face à la nécessité d'un projet porteur pour la gauche, elle sait pertinemment que sa voix et sa vision peuvent compter, mais jusqu'où cela pourrait-il la mener ? Ce questionnement révèle une dynamique nouvelle concernant le rapport des Français à la présidence et aux figures féminines qui pourraient l'incarner.







