Pour commémorer les 250 ans des États-Unis, l'organisation Freedom 250, mise en place sur l'initiative du président, avait programmé une série de concerts. Cependant, en un temps record, la majorité des artistes ayant été invités ont annulé leur participation. La presse critique considère cela comme un revers pour le président, qui a décidé de prendre les devants en se proposant comme performance principale.
Le Great American State Fair, qui se déroulera à Washington du 25 juin au 10 juillet, devait être le point d'orgue de ces célébrations. Comme le souligne The Washington Post, c'est finalement Trump lui-même qui se positionne comme tête d'affiche, après le désistement de la plupart des musiciens.
D'après certains artistes, leur participation n'était jamais confirmée, comme l'a rapporté The Guardian. D'autres ont décidé de se retirer en raison de l'implication de la Maison-Blanche. Martina McBride, chanteuse country, a déclaré : "On m’a proposé de participer à un événement non partisan, mais ça s’est avéré trompeur." Bret Michaels, du groupe Poison, a partagé son désenchantement, notant que l’événement, initialement présenté comme une célébration nationale, est devenu un sujet de division. Seul le rappeur Vanilla Ice a exprimé sa gratitude pour l'invitation.
Trump “attraction numéro 1”
Trump a émis un commentaire sur son réseau social, suggérant un changement de plan, affirmant que les artistes étaient "trop chers" et "ennuyeux", comme cité par BBC. Il envisage d’organiser un rassemblement Maga, se présentant comme "l’attraction numéro 1 partout dans le monde", attirant selon lui "bien plus de public qu’Elvis au temps de sa splendeur".
Cette déclaration fait écho à une critique formulée par The Atlantic, qui considère qu’en organisant un événement mettant l'accent sur sa personne, Trump a "sabordé l’anniversaire". En lieu et place d'une véritable commémoration de la déclaration d’indépendance, il semble faire de cet événement une célébration de lui-même, ce qui rappelle un esprit de rébellion similaire à celui de 1776 contre la monarchie britannique.
D'autre part, comme l’a noté le Los Angeles Times, tandis que cette polémique se développe, un autre événement musical, plus en phase avec les valeurs démocratiques et sociales, a été annoncé par les opposants à Trump, comme Bruce Springsteen et Tom Morello, prévoyant un festival intitulé Power to the People, sans départs d’artistes à déplorer à ce jour.







